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SNT : pas d’autre option que le combat

Le 16 juin puis le 18 juillet, poussés à bout, les salariés de SNT (Nord) ont décidé de montrer leur mécontentement à leur direction en organisant un débrayage. Leurs revendications : une revalorisation des salaires et de meilleures conditions de travail.


18 Juillet 2016
SNT

Surcharge de travail, locaux vétustes, salaires jamais revalorisés, départs en retraite non remplacés, jusqu’aux bleus de travail avec lequel ils manipulent des produits chimiques dangereux et qu’ils doivent laver chez eux car leur employeur refuse de s’en charger : pour les salariés de SNT (Société nouvelle de traitement, spécialisée dans le revêtement des métaux), le quotidien était devenu un telle source de mécontentement que, face à une direction pratiquant la politique de l’autruche, ils n’ont pas eu d’autre choix que d’aller au conflit, le 16 juin dernier. « Nos revendications portaient sur les salaires, explique le délégué syndical FO Dany Sevin, à savoir une prime exceptionnelle compte tenu de la progression de notre chiffre d’affaire par rapport aux années antérieures et de l’augmentation de la polyvalence sans reconnaissance, ainsi qu’une amélioration des conditions de travail, aussi pénibles que dangereuses. » La mobilisation est forte : les deux tiers des 16 salariés répondent à l’appel de FO, majoritaire sur le site.


Malgré ce succès, la direction continue de faire la sourde oreille, alors pourtant que la DIRECCTE et la CARSAT ont constaté les nombreuses anomalies affectant l’entreprise. « C’est pourquoi nous débrayons à nouveau ce 18 juillet », explique Dany Sevin. L’Union  locale de Valenciennes, aux côtés des métallos de SNT depuis le début du mouvement, était d’ailleurs encore présente ce jour pour les soutenir dans leur combat. Elle a par ailleurs aidé l’équipe syndicale à alerter le sous-préfet de Valenciennes et l’UIMM du Valenciennois de la situation. Face au mutisme de la direction, il y a fort à parier qu’il faudra toute la détermination des métallos –qui n’en manquent pas– pour obtenir satisfaction de leur juste revendication. « Ils savent qu’ils peuvent compter sur notre Fédération pour les aider, souligne le secrétaire fédéral Paul Ribeiro et au niveau locale, toutes nos structures sont mobilisées. »



 


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