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La loi travail ne passera pas !

Plusieurs milliers de jeunes et de salariés se sont retrouvés ce 3 mai pour un meeting aux Invalides afin d’écouter le secrétaire général de la Confédération FO Jean-Claude Mailly exiger le retrait du projet de loi El Khomri. Une délégation FO Métaux conduite par Frédéric Homez était présente.


03 Mai 2016

Après un mois et demi de lutte contre la loi travail, la détermination de notre organisation ne faiblit pas et, pour celles et ceux qui en auraient douté, il suffisait d’écouter le discours résolument offensif du secrétaire général de FO Jean-Claude Mailly lors du meeting de ce 3 mai. Alors qu’au même moment s’ouvrait l’examen du texte à l’Assemblée Nationale, il a clairement répété la position de FO : ce texte de régression sociale doit être retiré. « Ce projet de loi n’est pas équilibré, a déclaré Jean-Claude Mailly, il est destructeur de droits sociaux et correspond toujours au principe, non démontré et dangereux, selon lequel, pour que l’emploi redémarre demain, il faut licencier plus facilement aujourd’hui. »


Face à un projet qui ne fera qu’accroître les inégalités et la précarité, favoriser le dumping social et fausser encore plus, au nom du néolibéralisme, la concurrence, il ne peut y avoir de compromis. Alors que sont célébrés les 80 ans du Front populaire, le secrétaire général de FO s’est inquiété que certains ne le fassent en mettant fin à l’une des conquêtes de 1936, à savoir la mise en place de la hiérarchie des normes. « Cela signifierait qu’après avoir trahi Jean Jaurès, ils trahiraient Léon Blum », s’est indigné Jean-Claude Mailly avant d’insister sur la nature sociale, économique, démocratique et républicaine du combat mené par FO contre la loi travail.


Revenant sur les nombreux points du texte favorisant les licenciements, menaçant le syndicalisme et rognant les droits des salariés, il a qualifié l’actuel débat d’ « historique », expliquant que deux choix s’offraient aux députés : « Ou ils se situent dans la lignée de la république sociale, où ils basculent dans le corporatisme, le néolibéralisme et la régression sociale. » Il a conclu en appelant à poursuivre la mobilisation pour « exiger le retrait du projet de loi, exiger le respect de principe de faveur », soulignant que c’était là « faire preuve de courage, de détermination, d’espoir et de progrès. »


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