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Plus de 20% des salariés estiment subir un comportement hostile dans le cadre du travail

La Dares vient de publier les résultats de l’enquête Sumer (Surveillance médicale des expositions aux risques professionnels) de 2012. L’étude est constituée sur la base d’un questionnaire, permettant de de décrire de nombreux aspects des conditions de travail des salariés du secteur privé et du secteur public.


26 Juin 2014
comportement méprisant travail

La Dares vient de publier les résultats de l’enquête Sumer (Surveillance médicale des expositions aux risques professionnels) de 2012. L’étude est constituée sur la base d’un questionnaire, permettant de de décrire de nombreux aspects des conditions de travail des salariés du secteur privé et du secteur public. 47 983 salariés ont répondu, interrogés par 2400 médecins du travail ou prévention et 97% d’entre eux ont accepté de répondre aux questionnaires. L’objectif de cette étude est de quantifier les comportements hostiles subis par les salariés sur leur lieu de travail. Il ne s’agit pas des situations que la loi va qualifier de harcèlement moral au sens de l’article L 1152-1 du code du travail, mais plus généralement sur l’évolution de la fréquence des déclarations de comportements hostiles entre 2003 et 2010. Un comportement hostile peut être décrit comme une forme possible d’exposition à la violence morale au travail.
Le résultat est alarmant car 22% des salariés couverts par l’enquête se déclarent confrontés systématiquement, dans le cadre de leur travail, à un ou des comportements hostiles. Parmi les salariés en emploi actuel : 11.6% se déclarent exposés à un déni de reconnaissance de leur travail (ex : on critique injustement votre travail, on vous charge de taches inutiles ou dégradantes, on sabote votre travail), 7.9% à des comportements méprisants (ex : on vous ignore, on vous empêche de vous exprimer, on vous ridiculise en public), et 2.8% à des atteintes dégradantes (ex : on vous laisse entendre que vous êtes mentalement dérangé, on vous dit des choses obscènes ou dégradantes, on vous fait des propositions à caractère sexuel de façon insistante). Ces comportements hostiles émanent à 86% de personnes travaillant dans la même entreprise que les salariés. Les hommes déclarent plus fréquemment subir un déni de reconnaissance de leur travail alors que pour les femmes, il s’agit principalement de comportements méprisants.
Les employés de commerces et de services, les fonctionnaires et agents à statut, les jeunes et les salariés étrangers ressortissant de pays hors de l’Union européenne se déclarent plus souvent touchés que la moyenne. Les comportements hostiles semblent aussi en relation avec les dysfonctionnements de l’organisation du travail. En effet, des horaires atypiques, le manque de moyens pour effectuer correctement son travail et le manque d’autonomie sont des situations où plus de comportements hostiles sont déclarés.
On peut aussi noter que les personnes exposées à des risques psychosociaux déclarent plus fréquemment des comportements hostiles et que les salariés qui subissent des comportements hostiles se déclarent en plus mauvaise santé. Malheureusement, ces salariés sont davantage victimes d’accidents du travail et sont plus souvent absents que l’ensemble des salariés.

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