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Détails d'une actualité


FOM 527 - STX face au chantage à la commande

Alors la direction des chantiers navals tente d'imposer un accord dit de compétitivité, FO Métaux négocie au mieux pour préserver les intérêts des salariés. Retrouvez également dans ce numéro l'actualité sociale et syndicale de notre organisation.


05 Février 2014 Télécharger
STX - USM - meeting - austérité - SNR - Mecachrome

L'édito de Frédéric Homez

 

Chômage : vraies et fausses solutions


Le 31 décembre, à l’occasion des traditionnels vœux du président de la République aux Françaises et aux Français, une annonce, qui est loin d’être neutre sur un plan social et familial, a été faite afin de réduire le chômage : le président de la République a proposé un pacte de responsabilité aux entreprises avec un allégement des charges ciblé sur la politique familiale. Si nous sommes d’accord avec l’objectif du président de la République -vouloir inverser la courbe du chômage-, par contre nous ne le comprenons pas et nous ne partageons pas sa manière de faire. Car, en proposant de réduire les charges des entreprises, il répond pour la deuxième fois aux revendications du Medef. La première revendication que celui-ci avait obtenue, c’est le crédit impôt compétitivité pour l’emploi (CICE) qui, sauf erreur de notre part, n’a pas aidé à réduire le chômage.


Avec cette annonce de fin d’année qui a surpris tout le monde, sauf peut-être le patronat, il avait sûrement dans l’idée de lui refiler la « patate chaude » de la lutte contre le chômage. Car il savait très bien que son engagement de réduire le nombre de chômeurs d’ici la fin de l’année de 2013 en France ne serait pas tenu. Pour preuve, nous venons d’apprendre les chiffres de décembre avec une augmentation de 10 200 demandeurs d’emploi, atteignant ainsi le triste record des 3,3 millions de chômeurs. C’est donc un échec.


Le président de la République mise tout sur le fameux « pacte de responsabilité », et le président, un autre, celui du Medef, s’engouffre dans la brèche. Et pour cause, par ici la monnaie ! Il propose même la création d’un million d’emplois sur 5 ans, soit 200 000 par an. Avec cet objectif, en fonction du turnover des créations d’emplois et en sachant que la métallurgie avait déjà un potentiel entre 70 000 et 110 000 par an, le moins que l’on puisse dire du président du Medef, c’est qu’il ne prend pas trop de risques et qu’il s’agit, au final, de mettre en place un marché de dupes.


Les politiques, quels qu’ils soient, tout comme certains patrons, en rajoutent. Il faut donc, selon eux, un choc de compétitivité et aller plus loin dans la baisse des charges pour créer de l’emploi. Un ancien ministre vient même de faire une proposition incorrecte et indécente : il faudrait travailler 39 heures payées 35 ! « Ce vieux démon » de la durée du travail revient, alors que les entreprises ont obtenu depuis plusieurs années, des gouvernements successifs, des aides financières. Mais surtout, c’est par le biais du dialogue social et de la pratique contractuelle que des accords ont permis de remédier à ce fameux « démon », avec des contreparties permettant aux entreprises d’être productives. Mais, comme le dit une expression, « morceau avalé n’a plus de goût ».


Alors, face à ces annonces et propositions, nous ne sommes pas d’accord pour que les salariés travaillent gratuitement. Pas plus que nous ne sommes d’accord sur un allégement des charges qui met notre système social en danger, car il faudra bien que quelqu’un paie et que les vaches à lait ne soient pas toujours les mêmes. Stop à la rigueur, à l’austérité et aux augmentations d’impôts ! Il faut relancer l’économie par le biais de la croissance et cela passe obligatoirement par une augmentation des salaires, non par le travail gratuit. Si tel n’est pas le cas, nous organiserons à notre façon la riposte nécessaire.

 

 

Le dossier

 

STX face au chantage à la commande


Il est des navires sur lesquels la vie est plus mouvementée que sur d’autres, et sur le paquebot STX celle des salariés n’a rien d’une croisière d’agrément. Avec la remarquable progression de notre organisation lors des dernières élections professionnelles, FO tient maintenant une place de premier plan au sein de l’entreprise. Les métallos n’ont pas eu longtemps à attendre pour se féliciter d’avoir voté FO, qui vient de monter au créneau pour défendre leurs intérêts.


Si un mot a marqué l’année 2013, c’est bien « compétitivité ». Beaucoup de salariés ont découvert que dans l’esprit de leur direction, sa définition se limitait à « réduire les salaires » ; une logique étriquée et injustifiée que notre organisation dénonce de longue date. C’est donc naturellement que la section FO STX, emmenée par Nathalie Durand-Prinborgne, s’oppose, au printemps 2013, à un projet d’accord dit de compétitivité de la direction du chantier naval de Saint-Nazaire, censé aboutir à une économie de 30 millions d’euros sur le dos des salariés. Bien que non représentative à l’époque chez STX, notre organisation n’en tient pas moins un rôle remarqué, appelant notamment à des débrayages face aux menaces de la direction, qui promettait de dénoncer les accords d’entreprise si les négociations sur le dossier compétitivité n’aboutissaient pas rapidement. La perspective des élections professionnelles en octobre met pour un temps le projet en sommeil.
Au lendemain du scrutin, nouvelle donne : l’équipe FO récolte les fruits de son engagement et de son travail au service des salariés, qui sont presque 20 % à donner leur voix à notre organisation, désormais incontournable. Le secrétaire général de la Fédération FO de la métallurgie Frédéric Homez et le secrétaire fédéral Eric Keller se rendent à Saint-Nazaire le 28 novembre pour féliciter l’équipe de ce beau résultat, retrouvant notamment sur place le secrétaire de l’USM44 Patrice Pambouc, le secrétaire de l’UD44 Patrick Hébert, son secrétaire adjoint Michel Le Roch et le secrétaire de l’UL de Saint-Nazaire Gérard Caillon. Mais les réjouissances sont de courte durée. Dans la foulée, la direction met ses menaces à exécution et dénonce plusieurs accords d’entreprise « dans l’unique but de remettre en cause nos acquis et nos garanties sociales pour baisser les coûts salariaux ! » tempête Nathalie Durand-Prinborgne. La renégociation des accords occupe alors largement l’agenda syndical de la fin de l’année, jusqu’à un coup de théâtre le 13 décembre. La direction annonce ce jour-là que le croisiériste italien MSC envisage de passer commande aux chantiers de Saint-Nazaire. A condition d’obtenir un rabais de…30 millions d’euros. Le hasard faisant bien les choses, il suffit donc, pour dégager cette somme, de signer l’accord compétitivité préparé au printemps par la direction. Au cas où un doute subsisterait, cette dernière s’empresse de demander aux organisations syndicales de s’engager par écrit sur cet accord afin de rassurer MSC et de « sécuriser » la commande. « La manœuvre était un peu grossière, se souvient Nathalie. D’autant que la direction a refusé de nous livrer le contenu de l’accord. Nous avons donc refusé de lui donner un chèque en blanc, même si d’autres n’ont pas longtemps hésité à brader les intérêts des salariés. » Le 18 décembre, jour où la direction espérait fournir à MSC la lettre contresignée par les organisations syndicales, un débrayage réunit 700 salariés devant les portes de STX à l’appel de FO Métaux afin de protester contre cette méthode de « chantage à la commande ».
Pendant ce temps, la renégociation des accords d’entreprise se poursuit de manière houleuse, les propositions de la direction –en particulier une augmentation temporaire de 20 minutes du temps de travail quotidien sans rémunération supplémentaire– s’apparentant à du « travail gratuit ». « La situation est difficile, confie Nathalie. D’un côté, des propositions où seuls les salariés font des efforts. De l’autre, l’application de la convention territoriale en cas d’absence de signature, et donc la mise en place de la modulation, qui intéresse particulièrement la direction. » Mais notre organisation n’entend pas céder. Forte de la confiance des salariés et déterminée à être à la hauteur de leurs attentes, elle continue de revendiquer et de défendre pied à pied leurs intérêts, adoptant ainsi une position responsable. Et l’avenir pourrait fort bien donner raison aux métallos. En effet, la compagnie Brittany ferries vient de passer, le 14 janvier, une commande d’importance pour le « bateau du futur », un navire utilisant une propulsion au gaz naturel liquéfié. « Autant dire qu’avec ce contrat, l’accord compétitivité qu’on veut nous imposer n’a plus lieu d’être », explique Nathalie. Notre organisation, fidèle à sa méthode de dialogue et toujours à l’écoute des salariés, poursuit donc les négociations et formule des contre-propositions constructives à celles de la direction.
Et la méthode fonctionne, puisque notre organisation a encore obtenu des avancées le 16 janvier. Ainsi, l’accord dit de compétitivité devrait bel et bien être limité à une période de trois années. Sa reconductibilité reste un point de discorde. Concernant l’ITDR (indemnité versée pour amortir la diminution de rémunération lors du passage de 3x8 en 2x8, de 2x8 en journée normale), les points de vue de la direction et de notre organisation se rapprochent, bien que pour FO, les nouvelles commandes engrangées par STX rendent le recours à ce dispositif moins probable. Enfin, la direction a accepté le principe, revendiqué par FO, d’une ouverture de négociations salariales avant la fin des négociations sur l’accord de compétitivité. Reste un gros point de blocage : Les 7 jours ARTP –pour moitié employeur et l'autre moitié salariés– par an que la direction voudrait voir les salariés lui laisser pendant 3 ans dans un compteur spécifique temporaire. FO demande qu’en contrepartie ce compteur temporaire soit augmenté d’un jour par année d’épargne, au titre des intérêts, et que soit donnée une garantie ferme et écrite qu’à la fin de ces trois années d’épargne, ces 24 jours (21 jours ARTP + 3 jours au titre des intérêts) soient intégralement restitués aux salariés en les transférant dans leur CET. « La direction voudrait boucler ce dossier au plus vite, explique Nathalie Durand-Prinborgne, mais nous n’entendons pas brader les intérêts des salariés, qui nous ont accordé leur confiance et que nous n’avons pas le droit de décevoir. »

Encadré : le ferry du futur
La commande d'un nouveau ferry géant, qui plus est innovant, restera la bonne nouvelle de janvier pour STX et ses sous-traitants. Elle promet dès maintenant presque trois millions d'heures de travail et peut-être, demain, de nouveaux marchés. Les bureaux d'études à qui on avait annoncé du chômage partiel pour début 2014 vont finaliser la conception de ce projet baptisé I32. Viendra ensuite la construction en 2015, jusqu’à la mi-2016. Au-delà des 270 millions d’euros qui vont rentrer dans les caisses de STX, cette commande pourrait ouvrir de nouveaux marchés au chantier naval. En effet, la motorisation novatrice du navire apporte un avantage à STX. Le système de propulsion au gaz naturel liquéfié (GNL) est le fruit de plusieurs années de développement en coopération avec BAI, avec le soutien du GICAN (Groupement des industries de construction et activités navales), du Cluster Maritime Français et de la région Pays de la Loire dans le cadre du projet Pegasis (Power Efficient Gas Innovative Ship). Les moteurs du ferry sont du type diesel-gaz électrique (dual fuel). Ils utilisent le GNL comme source principale d’énergie, ce qui réduit très fortement les émissions atmosphériques : moins 99 % pour les oxydes de soufre, moins 80 % pour les oxydes d’azote et moins 20 % pour les dioxydes de carbone. A l’heure où le transport mise sur le développement durable, ce type de moteur aura l’occasion de prouver son efficacité sur un navire important. Il constituera un argument de vente pour de futurs navires. Le ferry, d’une jauge brute de 53 000 tonneaux, fera 210 mètres de long pour 31 mètres de large. Il pourra transporter 2400 passagers et comprendra 675 cabines, plus 200 pour l’équipage fort de 200 membres, à la vitesse de service de 24,5 nœuds.

 

 

Actualité syndicale

 

 

Mobilisation contre l’austérité


A l’appel de notre Confédération, plus de 6 000 militants et responsables FO issus de toutes les Fédérations et des Unions Départementales se sont retrouvés le 29 janvier à Paris, à la Halle Freyssinet, pour un grand meeting contre l’austérité. Les métallos étaient présents en nombre et deux d’entre eux -Laurent Smolnik, DSC de Renault, et Nathalie Durand-Prinborgne, déléguée syndical chez STX- sont montés à la tribune avant que Jean-Claude Mailly ne prennent la parole. Compte-rendu.


C’est devant une Halle Freyssinet presque comble que plusieurs militants sont montés à la tribune pour s’exprimer avant le discours du secrétaire général de la Confédération FO Jean-Claude Mailly. Parmi eux, le délégué syndical central de Renault Laurent Smolnik, qui est revenu sur le contrat social signé par notre organisation chez le constructeur l’an dernier, et la déléguée syndicale STX Nathalie Durand-Prinborgne, qui a brossé le tableau de l’action de FO et son refus de ce qui s’apparentait à du travail gratuit. Tous deux ont été largement applaudis par les militants.
A l’occasion de ce rendez-vous placé sous le slogan « combattre l’austérité, une urgence sociale et démocratique », Jean-Claude Mailly n’a pas mâché ses mots. Depuis le meeting qui s’était tenu au même endroit et à la même époque l’an dernier, l’austérité, qui est la ligne de conduite des gouvernements européens, a continué de progresser, générant ses effets dévastateurs. Au centre de cette logique, une baisse des salaires s’apparentant à un dumping social dont seuls les salariés payent le prix. « Lorsque nous avons refusé l’ANI du 11 janvier 2013 et la loi de sécurisation de l’emploi qui en découlait, tout le monde nous a critiqué, a déclaré Jean-Claude Mailly. Un an plus tard, la suite des événements nous donne malheureusement raison. Mais nous avons montré qu’il était possible de résister et de lutter contre la résignation. »
Pointant une Europe plombée par l’austérité qui s’enfonce dans une crise sans issue, en particulier à cause du Pacte budgétaire européen, il a appelé à un changement d’orientation qui passe par un plan de relance et d’investissement en faveur de la croissance en Europe, à hauteur de 2% du PIB européen. Il a déploré qu’avec le « coming-out libéral » du président de la République, cette perspective soit des plus incertaines, demandant « le changement, c’est pour quand ? » Dénonçant la continuité des politiques libérales en vigueur depuis trop longtemps, il a répété le refus de notre organisation de voir le coût du travail érigé en unique variable de la compétitivité de nos entreprises et de notre pays. Qualifiant le Pacte de responsabilité de marché de dupe, il a rappelé que « les embauches ne se décrètent pas, et l’histoire nous a démontré que les allégements de charges n’y ont jamais rien changé. »
Pour notre organisation, la vraie priorité reste la défense et l’augmentation du pouvoir d’achat. « Il faut augmenter les salaires afin de relancer la consommation et donc la croissance, a-t-il martelé. C’est la seule voie de sortie de crise, la seule façon d’en finir avec l’austérité. » Il a regretté que les pouvoirs publics n’utilisent pas le levier du SMIC, dont le niveau se rapproche dangereusement du seuil de pauvreté, tandis que les chômeurs sont chaque jour plus stigmatisés. Face à ce contexte social et économique tendu, Jean-Claude Mailly a assuré que FO continuerait de défendre les salariés avant tout, « et nous le ferons avec notre liberté et notre indépendance, car c’est ainsi que le syndicalisme réformiste conçoit la notion de responsabilité ! » Alors que les urgences sont de plus en plus nombreuses et génèrent des attentes qui le sont tout autant, il a conclu en appelant l’ensemble des salariés à faire du 18 mars prochain une journée de mobilisation et de rassemblement.

 

 

Handicap : FO obtient des avancées


Visuel, auditif, moteur, cognitif ou multiple, sans oublier les pathologies du vieillissement : près de 20 millions de personnes en France vivent aujourd’hui avec un handicap permanent ou de longue durée. Pourtant, la question du handicap et de l’emploi reste trop souvent reléguée à l’arrière-ban des dossiers sociaux. Notre organisation, elle, n’a jamais cessé d’agir en faveur des travailleurs handicapés. Dernière avancée en date : la signature de l’accord national en faveur de l’emploi des personnes en situation de handicap dans la branche de la métallurgie le 12 décembre.


Négocier sur la situation des personnes en situation de handicap dans la métallurgie, FO Métaux le demandait avec constance depuis 2005. Aussi, quand l’UIMM a fini par répondre favorablement à cette demande, notre organisation a mis toute son énergie dans la préparation d’un accord marquant une véritable avancée pour cette catégorie de salariés. Et c’est ce qu’elle a obtenu en signant le 12 décembre dernier l’accord national en faveur de l’emploi des personnes en situation de handicap dans la branche de la métallurgie. « Nous avons obtenu un accord impératif, ce qui veut dire que les entreprises ne pourront pas déroger à l’accord national, se félicite le secrétaire général de la Fédération FO de la métallurgie Frédéric Homez. Il impulse une politique globale en faveur de l’insertion professionnelle et de l’emploi des personnes handicapées, avec un volet sur la prévention. Il prévoit également d’améliorer le taux d’emploi de ces personnes dans la branche. »
Cet accord fixe notamment trois priorités dans notre branche. D’abord, mener une action de sensibilisation des entreprises à l’emploi des personnes handicapées avec une campagne d’information et de communication, présentant notamment aux salariés l’intérêt qu’ils peuvent avoir à faire reconnaître leur qualité de travailleur handicapé ; ensuite, la mise en place de partenariats ciblés avec l’Agefiph pour des actions adaptées, y compris au niveau territorial ; enfin, assurer le suivi de ces actions, notamment en partageant les pratiques innovantes des entreprises de la branche.
L’accord met également en place des dispositifs pour améliorer l’accès des personnes handicapées à la formation professionnelle. « Nous avons aussi obtenu deux points clés, précise Frédéric Homez : le premier, toujours dans le cadre de la formation, permettra d’adapter les modalités de passage des CQPM (certificats de qualification professionnelle de la métallurgie) en accordant un temps supplémentaire aux examens, et le second prévoit une autorisation d’absence sans perte de salaire pour les salariés entamant des démarches administratives pour être reconnu travailleur handicapé ou faire renouveler cette reconnaissance. »
Quelques jours après la signature de cet accord, la Confédération FO organisait le 18 décembre sa 14ème « journée nationale Travail & Handicap », preuve, si besoin en était, de l’attention portée de longue date à cette question par notre organisation. Près de 450 participants se sont réunis autour des thèmes de l’embauche et du maintien dans l’emploi, avec la contribution d’intervenants d’envergure nationale. « L’objectif de cette journée est de produire des travaux de qualité et de les partager entre les décideurs nationaux qu’ils soient politiques, syndicalistes, associatifs ou employeurs », explique le secrétaire fédéral Frédéric Souillot, qui représentait FO Métaux à l’événement. Cette journée était aussi l’occasion de faire la synthèse des actions menées durant l’année, et de fournir formation et informations aux militants actifs sur le sujet du handicap. Enfin, les participants ont pu découvrir le tout nouveau site Internet handicap.force-ouvriere.org, accessible aux personnes handicapées et qui, regroupant les revendications de FO sur le sujet, a vocation à devenir un outil informatif de référence mais aussi à mobiliser les adhérents FO afin de donner au Handicap toute l’importance qui lui est due.

 

 

Actualité syndicale

 

L’USM de Midi-Pyrénées, modèle d’efficacité

Les métallos de la région Midi-Pyrénées se sont retrouvés le 29 novembre dans les locaux de l’UD de Haute-Garonne pour l’assemblée générale de leur USM autour de leur secrétaire Eric Ziegler, et en présence du secrétaire générale de la Fédération FO de la métallurgie Frédéric Homez, de son prédécesseur Michel Huc et des secrétaires de six Unions Départementales (Ariège, Tarn-et-Garonne, Hautes-Pyrénées, Lot, Haute-Garonne et Gers). Julien Talavan et Jean-Pierre Chotard étaient également présents, ainsi que près de cent responsables syndicaux des huit départements de Midi-Pyrénées.


En préambule, Eric Ziegler a rappelé ce qu’est le rôle de l’USM : « Elle a pour mission de coordonner les syndicats de la métallurgie de notre région et d’agir pour le développement syndical au service de notre organisation. » Il a ensuite brossé un tableau de la situation économique, industrielle et sociale en Midi-Pyrénées. La région n’est pas épargnée par la crise : elle est la première en termes de chômage avec un niveau record de 236 500 chômeurs. Les pertes d’emploi restent nombreuses dans plusieurs secteurs, seuls l’aéronautique, l’informatique, l’électronique restent stables dans le domaine de l’emploi en Midi-Pyrénées.
Créée à la mi-2012, l’USM de Midi-Pyrénées n’a pas chômé depuis, comme l’a montré le rapport d’activité, et a su devenir le point de ralliement des métallos de la région. Face au succès de la permanence juridique mise en place par l’USM, les membres du bureau ayant une formation juridique ont dû venir prêter main forte pour répondre aux demandes des syndicats et des militants, en constante augmentation. La force de notre organisation dans la région, c’est aussi d’assurer sa présence dans l’ensemble des instances et des commissions à laquelle elle est convoquée (Commission Paritaire Régionale des Salaires, Certificat de Qualification Paritaire de la Métallurgie, Comité Technique Régional/Action de Développement Emploi et Compétences, Commission Paritaire Régionale de l’Emploi et de la Formation Professionnelle, etc.), ce qui n’est pas le cas de tous les syndicats de salariés.
Grâce à l’action des métallos, FO Métaux est la première organisation syndicale de la région en termes de représentativité. Depuis la fin 2012, certaines sections ont subi des modifications importantes, liées principalement à la crise qui touche parfois durement certains secteurs industriels de la région. La section syndicale de Latécoère Aéroservice, qui a disparu suite à la liquidation de l’entreprise, a ainsi vu ses adhérents reclassés chez ACJC, ATR et Derichebourg grâce à l’action de notre organisation. Chez Freescale, le plan social qui a supprimé 900 emplois a eu des conséquences sur l’activité syndicale, mais grâce à la passerelle négociée par FO avec l’UIMM, bon nombre des salariés de chez Freescale sont venus rejoindre les rangs d’Airbus Opérations et de ses sous-traitants. L’USM a également remporté un joli succès avec la création du syndicat FO Derichbourg Atis Aéronautique, qui était précédemment une section et pèse à présent 46 % des voix dans l’entreprise. A noter également la création de sections syndicales chez Feu Vert, Mecaprotec et Nexeya System. « Ces créations nous rendent optimistes car cela renforce le maillage de la région par notre organisation, s’est félicité Eric Ziegler. Il faut poursuivre le développement syndical et la syndicalisation, que ce soit chez les ouvriers, les techniciens ou les cadres. Allons chercher les cadres car ce sont des salariés comme les autres, avec leurs problèmes et leurs revendications. »
En conclusion de la présentation du rapport d’activité et du rapport moral, le secrétaire de l’USM a rappelé que « la crise n’est pas de la responsabilité des salariés, qui sont les premiers à en subir les effets, mais de la responsabilité de ceux qui prônent et défendent un libéralisme poussé à l’excès. Le développement de FO, qui est le meilleur rempart contre les injustices, passera en priorité par un travail d’équipe et de terrain au plus près des salariés. » Le rapport a été adopté à l’unanimité, de même que le rapport de trésorerie présenté par Jacques Denis.
Les différents responsables syndicaux de la région se sont ensuite succédés à la tribune pour exprimer les difficultés qu’ils rencontrent dans leurs entreprises et exposer leurs revendications sur bon nombre de sujets. Puis Frédéric Homez a pris la parole pour faire un point sur la situation générale, ainsi que sur l’aide et les outils qu’apporte la Fédération aux syndicats, encourageant les métallos à continuer dans la voie du développement.

 

 

L’USM des Bouches-du-Rhône en grande forme


Les métallos des Bouches-du Rhône se sont retrouvés pour le congrès de leur USM le 14 janvier dans les locaux de l’UD 13 autour de leur secrétaire Gérard Ciannarella, et en présence du secrétaire général de la Fédération FO de la métallurgie Frédéric Homez, de la secrétaire fédérale Nathalie Capart.


Un congrès étant l’occasion de faire un bilan avant de tracer de nouvelles perspectives et de fixer de nouveaux objectifs, Gérard Ciannarella a convié les participants à jeter un coup d’œil dans le rétroviseur afin de se rappeler de tout ce qui a été accompli ces trois dernières années. Le moins qu’on puisse dire, c’est que l’équipe de l’USM 13 n’a pas chômé ! Elle s’est notamment illustrée dans le domaine du développement syndical. Ainsi, en 2011, elle a contribué à la création de neuf nouveaux syndicats ou sections syndicales (Circet Provence, Harsco Metals, CNIM, Inside Secure, Gunnebo, Tagsys, Cersa-MSI, Bull Méditerranée et Renault Verdun Aix), puis sept créations en 2012 (Le câblage français, Centre d’essai BMW, Docapost BPO, HAS, Freche Père et fils et PACA ascenseur service), et enfin cinq nouvelles implantations en 2013 (Apave Sud Europe, Gas Bijoux, EADS France, Ortec Industrie Rognac et Iveco Provence). « Il est évident que la crise ne facilite pas notre action de développement syndical, confie Gérard Ciannarella, mais nous parvenons pourtant à continuer de créer des implantations car les valeurs et les pratiques de notre organisation sont reconnus et appréciés par les salariés, qui savent pouvoir compter sur FO pour être défendus. » Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si, en termes de représentativité, FO Métaux est la première organisation syndicale du département et continue de voir ses résultats électoraux progresser dans toutes les entreprises.
Ce succès, l’USM 13 le doit aussi à la forte implication des métallos dans la vie du département, d’abord via sa présence dans de nombreuses commissions et dans toutes les négociations, mais aussi quand des nuages traversent le ciel social des Bouches-du-Rhône. Plans de sauvegarde de l’emploi, fermetures d’entreprises, mouvements nationaux contre l’ANI ou encore contre la réforme des retraites : L’USM 13 a été présente sur tous les fronts, aux côtés des salariés, afin de les défendre et de défendre l’industrie. Comme le résumait Gérard Ciannarella en s’adressant aux participants et, au-delà, à tous les salariés : « Vous ne serez jamais seuls, l’ensemble de la structure FO Métaux sera toujours là pour vous soutenir dans vos actions. » Chez Ortec, chez Harsco Metals, chez Inside Secure, chez Flow Control Technologie et chez bien d’autres, nul n’est près d’oublier que notre organisation s’est battue pour eux !
Insistant sur l’importance de la formation syndicale dans la pratique d’un syndicalisme responsable, il a ensuite rappelé la richesse de l’offre de la Fédération FO de la métallurgie dans ce domaine, à laquelle les Bouches-du-Rhône participent activement, Gérard Ciannarella, Gérard Ramirez et Sylvain Ferrara étant eux-mêmes formateurs fédéraux. Enfin, il a présenté le rapport financier (clos sur un solde positif) qui a été adopté à l’unanimité, de même que le rapport d’activité. Frédéric Homez a ensuite pris la parole pour revenir sur plusieurs sujets d’actualité qui préoccupent les métallos au niveau national et mobilise l’équipe fédérale. Les participants ont également observé une minute de silence à la mémoire de Jean-Marie Bouisset, d’Alain Serre, d’Armand Toubi, de Claude Mazet et de Gérard Bondil,  leurs camarades trop tôt disparus en 2013. Enfin, Gérard a remercié Patrick Gonzalez, Robert, Pellegamba, Jean-Claude Suffa, Michel Gatto, Fabrice Merk et Sylvain Ferrara pour leur aide dans l’organisation de l’assemblée générale.


Le nouveau bureau
Le nouveau bureau élu est composé de Gérard Ciannarella (secrétaire), Gérard Ramirez (secrétaire adjoint), Anne-Marie Chopinet (trésorière), Sylvain Ferrara (trésorier adjoint), Serge Prinzi (archiviste), Francis Alba et Jean-Claude Fuffa (membres).

 

 

La formation, outil du développement syndical


Les formateurs fédéraux se sont retrouvés à la Fédération du 14 au 16 janvier pour leur séminaire annuel autour du secrétaire général de la Fédération FO de la métallurgie Frédéric Homez, du secrétaire fédéral en charge de la formation Jean-Yves Sabot et du délégué fédéral et formateur Régis Duhamel. Comme chaque année, la rencontre a été l’occasion de faire le bilan de l’année écoulée et de préparer le prochain plan de formation syndicale, qui doit répondre aux attentes des militants, aux objectifs de la Fédération et aux évolutions du cadre législatif.


Pour incarner le militantisme FO, le syndicalisme responsable et axé autour de la politique conventionnelle, et pour répondre aux enjeux qui sont ceux de notre organisation, la formation constitue un préalable dont on ne saurait se passer. « Notre organisation porte un modèle syndical traduisant des choix qu’il faut comprendre et des pratiques qu’il faut maîtriser si l’on veut agir pour son développement, et tout ceci passe par la formation » résume Jean-Yves Sabot. La mise en œuvre de la négociation collective n’est pas simple et ne va pas de soi ; la défense des intérêts des salariés demande une bonne connaissance des garanties collectives, gagnées notamment par FO. Même le travail de terrain et la syndicalisation ne s’improvisent pas. Il est vrai que la formation « sur le tas » au sein des équipes syndicales, effectuée par des militants chevronnés est importante, parfois déterminantes. C’est une des conditions d’un bon fonctionnement syndical. Le dispositif fédéral de formation syndical est là pour accompagner, compléter, spécialiser, soulager éventuellement, renouveler ou impulser quand les équipes démarrent…
Depuis près de 15 ans, c’est le développement syndical qui constitue le centre de gravité du dispositif fédéral de formation des militants. Et si ce positionnement demeure, que de chemin parcouru depuis ! Frédéric Homez, qui connaît bien le domaine de la formation pour en avoir eu la charge lorsqu’il était secrétaire fédéral et avoir largement contribué à lui donner une nouvelle impulsion à partir de 1998, a par ailleurs félicité l’équipe de formation pour la qualité de son travail et son investissement sans faille dans sa mission : « La formation syndicale est un vrai succès et sert efficacement le développement de notre organisation. C’est un outil précieux pour nos militants, qui les aide dans la création de nouvelles implantations, la syndicalisation des cadres, l’adaptation de nos structures à un cadre législatif toujours mouvant. » Il s’est réjoui de son bon fonctionnement et de sa capacité à anticiper et accompagner les évolutions, et a réaffirmé qu’elle est un des piliers de la Fédération.
L’année qui s’ouvre est marquée par un changement de contexte. En effet, 2013 a vu tomber la première mesure de la représentativité des organisations syndicales, découlant de la loi de 2008. Et lancer dans le même temps le compte à rebours pour une nouvelle mesure en 2017. Un état de fait qui amène FO Métaux à réaffirmer plus que jamais ses priorités qui placent en tête de celles-ci le développement syndical. « Nous n’avons pas à rougir de notre représentativité, bien au contraire, précise Frédéric Homez. Nous avons toujours eu pour objectif de la faire croître et nous avons toujours été prêts à agir en ce sens. C’est pour cela que notre dispositif de formation syndicale a sensiblement évolué, depuis 15 ans, et qu’il continuera d’évoluer autant que nécessaire. Ce sujet a d’ailleurs été discuté lors de la journée des USM du 5 septembre dernier. Nous préparons de nouvelles évolutions qui tiendront compte de l’analyse de nos représentants territoriaux. »
C’est donc une année d’intense travail interne qui s’annonce. Les évolutions, la conception de nouveaux modules et leurs phases de test avant le lancement d’un parcours modifié seront évidemment effectués en lien étroit avec le bureau fédéral, car 2014 promet de marquer une période charnière dans le domaine du développement syndical.
Lors de la mise en œuvre, en 1998, de la nouvelle stratégie de formation syndicale, un aspect essentiel a été d’organiser la démarche autour d’une équipe de formateurs fédéraux. Cette équipe est composée depuis lors de militants-formateurs motivés et déterminés à s’investir dans une action collective au service de notre organisation et de ses membres. Pour l’essentiel, ils contribuent de manière volontaire pour une partie de leur activité syndicale au travail de formation des militants de la Fédération. La cohérence du travail de cette équipe repose sur le fait que le parcours de formation doit apporter aux stagiaires, au fur et à mesure de leur évolution et de leur engagement syndical, des solutions de formation syndicale homogènes, voire identiques, sur l’ensemble du territoire. Pour ce faire, le travail en commun de l’équipe est réel. Si quelques formateurs sont présents depuis le renouveau de la formation en 1998, comme Sylvain Ferrara, Jean-Philippe Clairon et Jean-Paul Delahaie, l’équipe n’a cessé de s’étoffer –preuve du succès de la formation– pour mieux répondre à la demande grandissante des militants. L’année 2014 voit donc arriver de nouveaux formateurs, qui permettront d’élargir l’offre et de l’approfondir dans certains domaines, comme le CE, le comité européen, les retraites ou encore la prévoyance.

 

 

FO veut élargir sa base chez SNR


Les métallos FO de SNR, société spécialisée dans la fabrication de roulements à billes et de pièces d’engrenage pour l’industrie automobile et l’aéronautique, qui regroupe cinq sites pour près de 2 650 salariés dans les environs d’Annecy, se sont réunis le 15 janvier pour l’assemblée générale de leur syndicat autour de leur secrétaire Isabelle Combepine, et en présence du secrétaire fédéral Paul Ribeiro et du secrétaire de l’UD de Haute-Savoie Stéphane Renaud.
Après des années mouvementées qui ont vu se succéder les plans de sauvegarde de l’emploi, les restructurations et le départ définitif de Renault de l’actionnariat au profit du groupe japonais NTN, l’entreprise semble enfin avoir retrouvé une certaine sérénité dans sa situation économique et industrielle. En témoignent la récente augmentation des effectifs intérimaires et le fait que la quasi-totalité des départs en retraite ont été compensés par des embauches. Dans ce cadre, notre organisation revendique avec constance chaque année pour les NAO et l’intéressement, mais se préoccupe aussi très largement des conditions de travail, de la sécurité et de la volonté de la direction de voir la productivité augmenter, avec toutes les conséquences que cela peut avoir pour les salariés. De plus, l’équipe FO est la seule à exercer son activité sur un terrain purement syndical, les autres organisations étant très politisées et assez fragmentées.
Néanmoins, les valeurs de notre organisation sont connues et reconnues et l’équipe ne cesse d’attirer de nouveaux adhérents, dont une importante part de jeunes prêts à prendre des responsabilités syndicales dans la perspective des élections professionnelles qui se tiendront en septembre prochain. Objectif : s’implanter dans les deuxièmes et troisièmes collèges afin d’élargir l’assise électorale de notre organisation. « Les métallos de SNR sont conscients de cette nécessité, explique Paul Ribeiro, qui s’inscrit de plus dans la ligne définie par la Fédération FO de la métallurgie. Ils en ont les capacités et l’envie, et nous ferons tout notre possible pour les y aider. » Nul doute que cette équipe, qui a été aux côtés des salariés lors de la tourmente des PSE et qui a depuis longtemps gagné sa légitimité et sa crédibilité sur le terrain saura y parvenir ! Elle a d’ailleurs été reconduite par les militants, qui ont voté à l’unanimité le rapport moral et le rapport financier. 

 

 

Métaux du Val d'Oise : Indépendant et fier de l'être !


Les métallos du syndicat départemental de la métallurgie du Val d'Oise se sont réunis dans leurs locaux de la maison des syndicats de Cergy le 13 décembre dernier pour l'assemblée générale ordinaire de leur syndicat. Ensemble, autour de leur secrétaire Christian Girault et en présence du secrétaire général de la Fédération Frédéric Homez ainsi que du secrétaire des métallurgistes de la région parisienne Denis Bieber, ils ont fait un tour d'horizon de la situation économique, industrielle et sociale d'un point de vue général et surtout départemental.
Le Val d'Oise n'est pas épargné par la crise et la situation délicate de Fagor Brandt, numéro un de l'électro-ménager français, a été évoquée puisque l'entreprise est actuellement en redressement judiciaire et que 280 salariés sont concernés par cette mesure sur le site de Saint-Ouen l'Aumône. L'objectif  reste de trouver rapidement un repreneur sérieux afin d'éviter le dépôt de bilan.
Christian Girault est intervenu pour rappeler l'attachement des métallos du Val d'Oise aux principes ainsi qu'aux pratiques du syndicalisme libre et indépendant incarné par FO. Concernant la représentativité, il a également souligné les bons résultats obtenus par les métallos FO dans le 95, et en particulier au sein de l'équipementier automobile Lear Corporation à Eragny, rappelant que FO y a récemment conforté, grâce à une équipe dynamique, sa place de première organisation, laissant une nouvelle fois derrière elle pas moins de huit organisations syndicales.
Le secrétaire général de la Fédération Frédéric Homez a expliqué les différentes actions actuellement menées par la Fédération. Il a rappelé l'appui que notre organisation apporte pour soutenir les actions du syndicat et l'importance que peut avoir l'existence du syndicalisme libre et indépendant. Il est revenu sur le dossier sensible de Fagor Brandt, en confirmant toute l'attention que la Fédération y porte, puisqu’elle est intervenue auprès du ministère du Redressement productif afin que les 1 800 salariés employés dans l'Hexagone puissent préserver leurs emplois.

Le nouveau bureau
Le nouveau bureau élu est composé de Christian Girault (secrétaire), Dominique Demoury (secrétaire adjoint), Laurence Danys (trésorière), Christine Hervé (trésorière adjointe) et Antoine Mendes (archiviste).

 

 

Mécachrome : l’excellence FO


Les militants et adhérents du syndicat FO de Mécachrome, à Aubigny-sur-Nère (Cher), se sont retrouvés le 6 décembre pour leur assemblée générale autour de leur secrétaire Stéphane Carré et en présence du secrétaire fédéral Paul Ribeiro, du délégué syndical central de Mécachrome Jacky Chauvière et du secrétaire de l’UD du Cher Thierry Mazzocato.
La situation de l’entreprise est des plus enviables. Société à la pointe de la technologie, qui a récemment connu un succès très médiatisé en F1 avec le moteur fabriqué à Aubigny-sur-Nère qui a permis à Sébastien Vettel de devenir champion du monde encore une fois, Mécachrome devrait aussi profiter des commandes record enregistrées par Airbus en 2013.
Au plan syndical, l’équipe FO vole de succès en succès. Présente aujourd’hui sur tous les collèges, notre organisation pèse près de 55,27% à Aubigny-sur-Nère et ne cesse d’attirer de nouveaux adhérents, notamment issus d’autres centrales syndicales. La recette du succès ? « Nos valeurs et nos méthodes sont connues et reconnues par tous les salariés, explique Stéphane Carré. Notre travail de terrain est constant et efficace, sans oublier que ces dernières années, FO est monté au créneau à de nombreuses reprises pour défendre les intérêts des salariés. » Peu après l’assemblée générale, les métallos ont d’ailleurs eu une nouvelle fois à se mobiliser. Le 17 décembre, à l’appel de FO, ils ont lancé un débrayage, reconduit le lendemain, pour faire pression sur la direction afin qu’Aubigny bénéficie de la même prime de résultat que le site d’Amboise, qui réalise un meilleur résultat. « Nous sommes un groupe, assène Stéphane. Nous revendiquons l’équité dans le partage des bénéfices, sachant qu’elle s’applique déjà quand il s’agit de partager les pertes. » L’autre point qui mobilisait les salariés était leur exigence de voir la direction investir davantage dans des nouveaux matériels et d’améliorer les conditions de travail. « Voir les salariés faire grève pour obtenir de bons outils ne se voit quand même pas tous les jours, commente Paul Ribeiro. Cela montre la conscience professionnelle des métallos et leur attachement à leur entreprise. » A présent, les Mécachrome, fort de leur position majoritaire à Aubigny, comptent bien parvenir au même résultat sur tous les autres sites du groupe, en commençant par s’implanter dans tous les collèges. Qui pourrait douter qu’ils y parviennent ?

 

 

FPT veut continuer de progresser


Les militants FO de la société FPT, entreprise située à Bourbon-Lancy et spécialisée dans la fabrication de moteurs, se sont retrouvés le 19 décembre pour l’assemblée générale de leur syndicat autour de leur secrétaire Olivier Pascot et en présence du secrétaire fédéral Jean-Yves Sabot, du secrétaire de l’UD71 Gilles Denosjean et du secrétaire de l’Union Locale de Chalon-sur-Saône François Bucaille, dont les locaux à Chalon venaient d’abriter l’assemblée générale de l’USM 71 le mois précédent.
Commentant l’année 2013, Olivier Pascot, a expliqué : « Avec des volumes de production du site de Bourbon aux environs de 57 000 moteurs, l’année 2013 a été relativement correcte avec la présence de 400 intérimaires. Il en ressort malgré tout que, comme le syndicat FO l’avait prédit, la nouvelle organisation du montage n’est pas à la hauteur des espérances de la direction, puisqu’il a fallu autant d’intérimaires qu’en 2008 pour faire 20 000 moteurs de moins sur l’année. » Quant aux perspectives pour 2014, elles suscitent l’inquiétude des métallos puisque le budget devrait baisser de 10 à 20 %, et qu’avec la mise en place de la norme Euro 6 au 1er janvier, ce sont deux types de moteurs, représentant une part importante des volumes du site, qui disparaîtront de la production, le Cursor 8 et le Cursor 10. Sans oublier que, le Cursor 9 étant désormais produit en Chine, il ne restera plus à Bourbon que les Cursor 11 et 13.
L’assemblée a également été marquée par le passage de témoin entre Olivier Pascot et Pierre-Yves Bouiller au poste de secrétaire du syndicat. L’ensemble des participants a chaleureusement remercié Olivier pour la qualité de son travail syndical et son dévouement à notre organisation et aux militants. Jean-Yves Sabot a salué son engagement et son militantisme sans faille : « En passant la main aujourd’hui, Olivier permet au syndicat de préparer sereinement et efficacement les défis qui l’attendent, notamment les élections professionnelles de 2015, a-t-il déclaré. En faisant ainsi primer l’intérêt collectif, il fait honneur aux valeurs de notre organisation. » Olivier restera néanmoins aux côtés des métallos et dans l’équipe, puisqu’il demeure délégué syndical central de FPT et continuera de militer localement pour aider une équipe rajeunie à insuffler un nouveau dynamisme afin de poursuivre la progression de FO chez FPT.

 

 

Région Parisienne : l’heure des trésoriers


Le syndicat des métallurgistes de la Région Parisienne a réuni les trésoriers de ses sections syndicales et syndicats le 16 janvier dans les locaux de la Fédération autour de son secrétaire général Denis Bieber et en présence du trésorier fédéral Hervé Perier.
Moment fort pour le syndicat, cette réunion annuelle permet d’aborder l’ensemble des éléments financiers, et met aussi en valeur le rôle des trésoriers et des collecteur, rôle souvent ingrat et difficile, mais tellement important. Les participants ont également profité de l’occasion pour faire le point sur le plan de syndicalisation lancé l’an dernier. Et le constat est net : le travail de terrain a porté ses fruits puisque 16 nouvelles sections syndicales ont été créées depuis l’an dernier. La consolidation du bilan de trésorerie, qui interviendra en mars, devrait lui aussi confirmer la bonne santé de la Région Parisienne.
Le trésorier Manuel Martinez et le trésorier adjoint Olivier Dajas ont ensuite présenté les comptes du syndicat et le suivi des sections qui  lui sont rattachées. Suite à de nombreuses demandes, le prélèvement automatique reste d’actualité. Celui-ci a déjà dû évoluer pour s’adapter à une nouvelle étape d’intégration Européenne (SEPA- Single Euro Payements Aera). Les documents distribués lors de la réunion sont adaptés à ces nouveaux paramètres. Cette nouvelle formule de paiement commence d’ailleurs à trouver son rythme et devrait commencer à porter ses fruits dès le deuxième semestre 2014.
Hervé Perier, trésorier de la Fédération, a ensuite abordé le sujet de la transparence financière et son importance pour les métallos. Il a rappelé que la Région Parisienne a dû s’adapter aux nouvelles règles financières, notamment la publication des comptes,  et qu’elle a donc mené à bien un important travail pour se mettre en conformité avec la loi.
Hervé Perier a précisé que la Fédération, afin de s’adapter aux nouvelles donnes, avait décidé de faire appel à un cabinet, qui aura pour mission d’analyser l’image de notre organisation et de déterminer les moyens de faire évoluer la communication externe pour plus d’efficacité dans le cadre de notre développement.
Puis, avant de conclure, notre Secrétaire Général Denis Bieber a évoqué les défis qui attendent le syndicat, en particulier dans le cadre de la représentativité, qui sera à nouveau mesurée jusqu’en 2017. « Nous devons aller davantage vers les cadres et miser sur le développement syndical tous azimuts », a-t-il déclaré pour conclure cette réunion.

 

 

FO obtient des embauches chez Alstom Reichshoffen

FO a signé, le 6 novembre dernier, un avenant à l’accord d’établissement d’Alstom Transport Reichshoffen sur le temps de travail dans un contexte bien particulier. Le temps de travail était auparavant organisé sur 4 jours. Or, un nouveau programme de production imposait une autre organisation. Plus de 15 réunions de négociation ont été nécessaires pour parvenir à un aménagement du temps de travail satisfaisant à la fois les besoins de l’entreprise et les attentes des salariés.
 De nombreuses contreparties ont été obtenues par notre équipe, ce qui montre bien ce qu’est le véritable réformisme : prendre ses responsabilités devant une situation économique donnée, négocier et signer des accords protégeant les droits des salariés. Concernant le contexte, l’équipe a tenu compte de la mauvaise situation économique dans l’industrie ainsi que celle d’Alstom en général, tout en ayant comme objectif principal la pérennisation du site. Des suppressions de postes en France et en Europe dans l’entreprise étaient d’ores et déjà annoncées. Le site de Reichshoffen bénéficie malgré tout d’une charge ferme et prévisionnelle de travail. Cet accord prévoit ainsi un volet d’embauches (60 postes) et des compensations financières. « C’est un accord gagnant-gagnant qui ne maintient pas seulement l’existant mais offre de nouvelles garanties, se félicite le secrétaire fédéral Eric Keller. L’équipe FO a fait un travail remarquable tout en s’adaptant aux réalités du terrain. »

 

 

InFOs

 

L’automobile mondiale auscultée par les syndicats du monde entier au Japon


Tokyo accueillait, du 10 au 12 décembre, la réunion annuelle du groupe de travail sur l’industrie automobile d’IndustriALL Global Union. Notre organisation y était représentée par une délégation composée des secrétaires fédéraux Jean-Yves Sabot, Paul Ribeiro et Laurent Smolnik, également délégué syndical central de Renault, et de Patrick Michel, de PCA.


Si la crise survenue en 2008 a affecté l’ensemble du globe, la croissance du marché automobile mondial ne s’en est pas moins établie à 2,6 % en moyenne par an sur la décennie 2000. Moins de 5 ans après 2008, la croissance mondiale est à nouveau soutenue et devrait continuer de progresser. « C’est surtout en Europe que le secteur est aujourd’hui à la peine. Le constat que nous faisons, en Europe, c’est que la crise automobile n’y pas terminée, note Jean-Yves Sabot. Plusieurs raisons à cela : l’Europe est un marché solvable dans lequel l’automobile s’est développée depuis des décennies pour atteindre progressivement aujourd’hui les capacités d’un marché de renouvellement ; les marges de croissances sont limitées, au moins beaucoup plus faible que sur d’autres continents ; la concurrence y est plus rude que sur d’autres continents ; les capacités des consommateurs ont attiré nombre de constructeurs non européens qui, dès avant la crise de 2008, sont venus chercher une part du gâteau, quitte à pratiquer une concurrence parfois déloyale contre laquelle nous nous sommes insurgés de longue date… »
Les conditions de travail au sens large, incluant les salaires, la négociation collective et la capacité qu’ont ou n’ont pas les salariés dans le monde à s’organiser en syndicats, ont été au cœur des débats. Force est de constater que, en dehors des zones historiquement industrielles et syndiquées, ces conditions sont globalement difficiles. Elles participent également au dumping international, qui alimente toutes les théories sur la baisse sans fin du coût du travail.
Face à cette situation, quelles réponses syndicales ? Les débats ont porté sur l’important travail de coordination des syndicats présents chez les différents constructeurs automobiles, dont la plupart ont une dimension internationale. « De nombreux accords-cadres internationaux existent et permettent à ces réseaux de fonctionner avec efficacité, explique Jean-Yves Sabot. C’est un outil précieux pour l’action syndicale qu’il faut promouvoir et développer. » Dans ce domaine, la France n’est pas en reste. Chez PCA et chez Renault, de tels accords sont en vigueur et notre organisation siège au sein des instances supranationales de représentation du personnel. Laurent Smolnik a d’ailleurs présenté, au nom de la France, l’accord cadre international signé chez Renault en juillet dernier. Kemal Oezkan, assistant du secrétaire général d’IndustriALL Global Union, Jirki Raina, a souligné l’importance de ces réseaux d’entreprises internationales en pointant les attaques contre la liberté syndicale dans le monde, qui ne se porte vraiment bien qu’en Europe et dans quelques pays industrialisés et reste menacée sur le reste du globe. Un focus réalisé par Bob King, président du comité automobile d’IndustriALL Global Union, sur la situation aux Etats-Unis, est venu illustrer ce propos, via le récit du combat mené de longue date par UAW (organisation syndicale présidée par Bob King) dans le Mississipi pour l’organisation d’élections professionnelles sur le site Nissan de Canton.
Les participants se sont tous accordés pour reconnaître que la syndicalisation est la priorité numéro un pour IndustriALL Global Union et que les réseaux internationaux présents notamment chez les constructeurs automobiles peuvent et doivent être un levier en ce sens. Comme le fait remarquer Paul Ribeiro, en charge du développement des relations internationales au sein de notre Fédération, « l’automobile est un secteur d’importance pour IndustriALL Global Union, et plus largement dans le monde industriel ; ce type de réunion constitue aussi une excellente occasion d’établir, développer et renforcer les liens avec nos homologues du monde entier. De ce point de vue, nos échanges ont porté sur des thématiques autour desquelles se monteront peut-être bientôt des projets de coopération syndicale internationale. Dans une économie toujours plus mondialisée, nous devons plus que jamais réfléchir et agir à un niveau global pour apporter des réponses adaptées aux défis qui se posent à nous, organisations syndicales de tous les pays. »

 

Belgique : les métallos pour l’industrialisation


La ville de Genk (Belgique) a accueilli du 20 au 22 novembre le deuxième congrès d’ABVV, la fédération de la métallurgie flamande, qui a pris voici quatre ans son autonomie géographique et linguistique au sein de la Confédération syndicale FGTB. Le secrétaire fédéral Paul Ribeiro était sur place pour représenter notre organisation lors de cet événement que ses organisateurs avaient placé sous le thème « Pour une nouvelle industrialisation ».
Dans cette ville emblématique d’un demi-siècle de développement industriel et qui voit disparaître son industrie automobile après avoir vu fermer ses mines, les syndicalistes belges ont fait le bilan des quatre années qui viennent de s’écouler et de la tempête économique et financière qui a notamment coûté 30 000 emplois industriels au pays, en particulier dans la métallurgie. « Et maintenant ? s’est interrogé le président d’ABVV Herwig Jorissen. C’est à nous qu’il appartient d’empêcher l’érosion de notre tissu industriel par tous les moyens ! » Dans cette optique, aucune piste de réflexion n’a été écartée, générant des débats d’une grande richesse : industrialisation dans le contexte du développement durable, innovation technologie, emplois…
Les métallos belges se sont aussi placés eux-mêmes sous le microscope en se demandant si leurs structures et leurs moyens étaient bien suffisants pour défendre les intérêts des salariés de façon adéquate, pour conclure qu’une évolution était nécessaire si leur organisation voulait apporter des réponses adaptés et efficaces aux enjeux et défis de demain. « A l’image de FO, constate Paul Ribeiro, ce sont des syndicalistes qui vivent le réformisme militant, sont à l’écoute et pragmatiques, sûrs de leurs valeurs mais ouverts. »

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