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FO Métaux 508 - mai 2012

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04 Mai 2012 Télécharger

SOMMAIRE :

 L'événement
     - Fonderie du Poitou : FO sauve la situation

Actualité sociale
    - ArcelorMittal Florange : le combat continue
    - Steco Power échappe à la liquidation
    - Amcor Flexibles Sélestat : FO licencie symboliquement la direction
    - Inflation à la Monnaie

Actualité syndicale
    - Eurcopter : FO imprime sa marque
    - Front commun pour la Métallurgie et la Défense
    - Métaux de Saint-Nazaire : toujours dans l’action
    - FO Métaux reçoit UNIA chez STX
    - USM de la Somme : FO poursuit son développement
    - Coordination Delphi : revendiquer efficacement
    - Legrand Limousin : une équipe soudée
    - Les véritables enjeux de la formation professionnelle
    - Commission des retraités : inquiétude sur la baisse du pouvoir d’achat
    - USM du Bas Rhin : la relève est assurée

InFOs
    - La FEM se penche sur l’avenir du secteur automobile européen



________________


                                                                     L'événement


Fonderie du Poitou : FO sauve la situation
Les métallos de Fonderie du Poitou Aluminium, dans la Vienne, ont réussi, avec le soutien de notre organisation, un joli tour de force : grâce à leur détermination et leur mobilisation, ils sont parvenus à sauver leur entreprise de la liquidation et à trouver un repreneur. Retour sur un conflit de plusieurs mois qui s'achève sur une victoire pour l'industrie et pour le syndicalisme réformiste.

Pour les métallos des Fonderies du Poitou Aluminium (FDPA), le jugement rendu le 19 avril par le tribunal de commerce de Nanterre marque la fin d'une odyssée qui a débuté en 1998. A cette époque, le constructeur automobile Renault se sépare de son secteur fonderie pour adopter dans ce domaine une stratégie de sous-traitance. C'est le groupe italien Teksid (filiale du secteur "produits métallurgiques" du groupe FIAT) qui rachète alors l'entreprise. En 2003, elle est divisée en deux, après que Fiat a gardé les activités fonte et cédé les activités aluminium à des fonds d'investissement américains. En 2007, celles-ci sont rachetées par la société allemande de participations Bavaria, qui revend quelques mois plus tard la fonderie de Cléon (Seine-Maritime) à son ancien propriétaire Renault, mais garde la FDPA. Avec la crise de l'automobile, le chiffre d'affaires s'effondre et Bavaria s'en débarrasse à bas prix. C'est le groupe Montupet qui reprend l'affaire en 2009 pour… ne rien en faire. Aujourd'hui encore, la question reste posée : Montupet avait-il vraiment besoin de renforcer sa capacité de production de culasses ? L'objectif n'était-il pas surtout d'éviter que cette usine ne tombe entre les mains d'un concurrent ? Le délégué syndical FO Jean-Jacques Cottier explique « Montupet a rapidement rentabilisé son achat, mais l'absence d'investissements sur le site a très vite montré qu'il n'y avait aucune stratégie industrielle derrière cette opération, juste une logique financière. »
La suite donne malheureusement raison à notre organisation. A la rentrée 2011, une mauvaise surprise attend les 470 salariés de FDPA. En effet, le 13 juillet, la direction du groupe Montupet, propriétaire du site de fabrication de culasses pour l'automobile, a dévoilé un plan de compétitivité prévoyant une baisse des salaires et la suppression de la grille des salaires, mesures qui se traduiraient pour les salariés par une perte de 25 % de leur rémunération. Les délégués syndicaux de l'entreprise, dont Jean-Jacques Cottier pour FO, ont aussitôt agi pour défendre les droits des salariés en introduisant un recours auprès du juge des référés pour dénoncer le manque d'information relatif à l'annonce, qui a malheureusement été rejeté le 24 août. Dès lors, les événements ont pris une autre tournure et les salariés se sont mis en grève le 2 septembre pour protester contre ce plan. Les salariés de FDPA ont donc multiplié les actions pour faire entendre leur voix et défendre leurs emplois : opérations escargot, blocage du site, manifestation devant la direction du groupe à Châteauroux, puis à Paris, rencontres avec le préfet de l'Indre, puis avec celui de la Vienne, avec les responsables politiques locaux, au ministère de l'Industrie… Pourtant, début octobre, après sept semaines de grève des salariés, la direction jette l'éponge et dépose le bilan de FDPA. Le 19 octobre, le tribunal de commerce de Nanterre décide d'une poursuite de l'activité pour un mois et demande la nomination d'un administrateur judiciaire. Le groupe Montupet confirme son désir de se séparer de la fonderie… pour finalement déposer un plan de continuité peu après. « Nous avons clairement pris position contre ce plan, précise le secrétaire fédéral en charge de la branche Frédéric Souillot, car ce qu'il faut à l'entreprise, c'est un repreneur solide économiquement et crédible socialement. »
Tandis que FO revenait tous les mois au tribunal de commerce pour s'assurer de la poursuite du redressement judiciaire et de la continuation de l'activité, notre organisation s'est également rapprochée de la direction de Renault pour une augmentation du volume d'activités pour FDPA et l'attribution de produits pérennes pour de nouveaux moteurs. FO a également obtenu l'engagement de PSA de conserver son volume d'affaires avec l'entreprise. Dans le même temps, les offres de reprise ont été passées au crible afin de s'assurer de la réelle volonté de reprise des candidats et de l'impact de leurs projets sur le site et les emplois associés. « Il ne s'agit pas de choisir le repreneur, insiste Frédéric Souillot, mais de vérifier la réalité des offres pour ne pas signer un chèque en blanc à celui qui sauvera l'entreprise mais sera aussi notre interlocuteur pour la poursuite de nos revendications. » Les différents ministères concernés par le dossier, les collectivités locales, la municipalité, le département, la région… tout le monde a travaillé de concert pour sauver les emplois et le site de FDPA.
Et tous ces efforts, ces mois de mobilisation, d'épreuves et de doutes ont fini par payer. Le 11 avril, les métallos étaient venus nombreux au tribunal de commerce de Nanterre, qui auditionnait alors les repreneurs potentiels. Et c'est le 19 avril qu'a eu lieu l'épilogue de l'affaire. C'est finalement le groupe Saint-Jean Industries qui a été désigné pour reprendre l'entreprise. Et si la vigilance reste de rigueur, c'est pour les salariés de FDPA la fin d'un long calvaire et le moment de regarder à nouveau vers l'avenir. « FO a montré que le conflit n'était pas une fin en soi, mais qu'elle ne reculait pas devant l'épreuve quand il le fallait, résume Jean-Jacques Cottier. Discuter, trouver des solutions et négocier dans l'intérêt de tous requiert des esprits libres et indépendants. La philosophie et la méthode FO ont démontré toute leur efficacité ici. » Depuis le début de la mobilisation, les salariés ne s'y sont d'ailleurs pas trompé, puisque le nombre d'adhérents à FO chez FDPA a doublé. Pour les métallos, c'est peut-être enfin l'heure des lendemains qui chantent…


USM de la Vienne : une présence qui a compté
Tout au long du combat, les métallos de FDPA ont pu compter sur le soutien sans faille de l'USM de la Vienne et de sa secrétaire Yvette Courtois. « Nous avons été de toutes les manifestations, explique Yvette. Nous sommes allés avec eux à la Préfecture et avons abondé à leur fonds de soutien. » L'UD a elle aussi été très présente. Le soutien était également moral, et il a fait la différence. Pour autant, l'implication de l'USM dans le dossier ne s'arrête pas avec la reprise par le groupe Saint-Jean Industries. En effet, il va falloir se battre sur le PSE qui va toucher l'entreprise et aider les salariés qui risquent d'être licenciés. Yvette, qui fait partie d'un groupe de travail en lien avec le Pôle Emploi sur le sujet, entend bien se battre pour les aider à trouver des formations et des validations d'acquis, afin de pouvoir envisager la suite de leur carrière.




                                                                          Actualité sociale

 


ArcelorMittal Florange : le combat continue
Les métallos d'ArcelorMittal Florange se sont réunis le 30 mars pour l'assemblée générale de leur syndicat autour de leur secrétaire Walter Broccoli et en présence du secrétaire fédéral Frédéric Souillot, qui présidait l'assemblée, et du secrétaire de l'UD de la Moselle Alexandre Tott.
C'est dans un contexte assez particulier et compliqué que s'est tenue cette réunion, puisque les hauts-fourneaux du site sont à l'arrêt depuis plusieurs semaines et que la perspective d'un redémarrage ne se précise toujours pas. Elle a d'ailleurs attiré plus de militants qu'à l'accoutumé. Comme l'a fait remarquer Walter lors de son point sur la situation économique et sociale, ainsi que sur le conflit en cours et les actions menées par notre organisation, la situation reste bloquée. La direction refuse de s'engager sur la reprise de l'activité, et les 17 millions d'euros promis par ArcelorMittal après l'intervention de l'Elysée risquent fort de ne pas suffire pour relancer la machine. Les revendications de notre organisation sont sans ambiguïtés : FO réclame de la part d'ArcelorMittal un engagement écrit quant au maintien du site de Florange et à l'absence de licenciement pendant un an. Ce que le groupe refuse. Quant à un engagement de l'Etat, il est justement conditionné par celui d'ArcelorMittal…
Face à cette impasse, les métallos ne restent pas les bras croisés. Outre la réflexion en cours sur le recours à l'APLD (voir encadré), un espoir persiste avec la fin du blocage européen sur le projet ULCOS. Cependant, le dossier ne devrait connaître des évolutions significatives qu'à la rentrée prochaine. L'action reste donc de mise. Dernière en date : la marche d'une vingtaine de salariés de Florange à Paris, du 29 mars au 6 avril. Ils ont depuis été reçus à l'Elysée. Bien décidés à ne pas se laisser faire et à rester mobilisés, les métallos ont approuvé les comptes et ont reconduit à l'unanimité le bureau du syndicat et ont décidé de mieux se structurer pour se développer en capitalisant sur leurs actions afin d'être plus forts pour mieux défendre le site et les emplois qui y sont rattachés. Florange veut vivre, et ses salariés feront tout pour y parvenir.




Steco Power échappe à la liquidation
Depuis le 31 mai 2011, le dernier fabricant français de batteries, implanté à Outarville (Loiret), était en redressement judiciaire, et les salariés se battaient pour sa survie. A force de mobilisation avec le soutien de notre organisation, ils ont fini par sauver leur entreprise. Le tribunal de commerce d'Orléans a en effet validé le 3 mars le plan de redressement par voie de continuation porté la direction de Steco Power et du groupe de prévoyance AFI Esca. Neuf mois après le dépôt de bilan, la page se tourne. Mais le sauvetage a son prix : après 62 départs (dont 52 volontaires), l'entreprise ne compte plus que 121 salariés. Peut-on parler de dénouement heureux ? Le délégué syndical FO Gilles Hardouin n'en est pas sûr. Certes, un plan de modernisation de l'outil industriel va être lancé sur deux ans pour un montant de 1,5 million d'euros et l'entreprise espère rétablir sa compétitivité sur les marchés français et étrangers grâce à une baisse de ses charges, « mais la direction prévoit 750 000 batteries par an, il nous faut donc rapidement des commandes. »
Steco Power restera positionné sur le marché de la batterie de rechange pour voiture et poids-lourd, et associera la fabrication et le négoce. Les salariés tempèrent leur optimisme, tout comme l'administrateur judiciaire, qui relève la fragilité de la société, qui a encore perdu des clients l'an dernier et enregistré une perte d'exploitation supérieure à 4 millions d'euros. Il faut dire que c'est la troisième procédure collective en 10 ans pour Steco Power. Mais une nouvelle fois, le spectre de la fermeture s'éloigne, et c'est cette note positive que l'ensemble des acteurs du dossier garderont en tête en repensant à ces mois de combat dont ils sont sortis victorieux.




Amcor Flexibles Sélestat : FO licencie symboliquement la direction
Les 440 salariés du groupe australien Amcor, à Sélestat dans le Bas-Rhin, sont spécialisés dans la production de feuilles d'aluminium pour les emballages souples. La société bénéficie d'un carnet de commande solide et de bons résultats. Lorsque les NAO ont débuté, en février, notre organisation a donc voulu obtenir pour les salariés une rétribution à la hauteur de leurs efforts et a demandé une enveloppe de 3,5 % assortie d'un talon de 70 euros. Pour toute réponse, la direction a offert un maigre 1,2 % en AG et un 0 ,8% en AI. Il n'en fallait pas plus pour que les salariés débrayent une demi-heure et que les organisations syndicales ne lancent, le 23 février, un ultime appel à la direction : En l'absence de propositions sérieuses dans les 7 jours, le site serait bloqué.
La direction restant figé, les salariés ont donc débuté leur mouvement, le 29 février, en interdisant l'accès sur le site des matières premières ainsi que la sortie des produits finis. Excédés par la mauvaise volonté de la direction à négocier, les salariés lui remettent symboliquement le 7 mars une lettre de licenciement pour faute grave et l'empêchent d'accéder à son bureau. Il s'agit de montrer qu'il n'est plus considéré comme un interlocuteur de confiance. « La direction nous a clairement expliqué qu'elle refuserait nos propositions car elle compte individualiser les rémunérations, explique le délégué syndical FO Eric Borzic. Il s'agit d'une logique inacceptable, contre laquelle la mobilisation des salariés ne faiblit pas. » Au vu du tapage médiatique, la sous-préfète et la Direction Départementale du Travail ont souhaité que le dialogue reprennent entre la direction et les organisations syndicales. Sur ce, le blocage de l'usine a pris fin, remplacé depuis le 12 mars par des arrêts de travail de deux quarts d'heure par jour, le meilleur moyen de pénaliser l'usine sans que cela n'impacte trop les salaires. Le bras de fer est parti pour s'inscrire dans la durée, car FO ne lâchera rien pour défendre les intérêts des salariés. La direction a d'ailleurs depuis tenté de « contourner » le délégué syndical Eric Borzic, ce que notre organisation a clairement refusé, rappelant la légitimité des délégués syndicaux, choisis par les salariés, et a refusé de participer aux discussions hors de leur présence.




Inflation à la Monnaie
La Monnaie de Paris, Etablissement Public Industriel et Commercial depuis 2007, vient d'élire pour la deuxième fois ses représentants du personnel au Conseil d'Administration.
Cet établissement public est géré par l'Etat puisque ce Conseil d'Administration est composé de  7 membres nommés par l'Etat en tant que représentants, 7 membres nommés par l'Etat en qualité de personnes qualifiées en raison de leurs compétences et 7 représentants élus du personnel.
Les élections de 2007 avait permis à notre organisation d'obtenir un siège dans le troisième collège. Le travail effectué depuis 5 ans a remédié à cette situation et depuis les dernières élections du 20 mars 2012, FO occupe désormais un siège sur trois dans le premier collège, un siège sur deux dans le deuxième collège et le seul siège du troisième collège. FO n'obtient cependant aucun siège dans le quatrième collège, qui représente le personnel contractuel (une particularité de la Monnaie). Le scrutin a donc été un succès pour notre organisation, qui a remporté trois sièges sur sept au total.
Le syndicat FO de la Monnaie de Paris est très fier de ce résultat en constante progression qui consolide sa bonne performance aux élections professionnelles de l'an dernier.





                                                      Actualité syndicale


Eurcopter : FO imprime sa marque

L'assemblée générale du groupe Eurocopter à Marignane n'a pas seulement été l'occasion d'échanger sur la situation industrielle et sociale de l'hélicoptériste, elle a également permis aux métallos de revenir sur l'action de FO au sein de l'entreprise depuis sa création, au moment où celle-ci fête ses 20 ans.

Les militants FO d'Eurocopter se sont retrouvés le 17 avril à Marignane pour l'assemblée générale de leur syndicat autour du délégué syndical central et secrétaire fédéral Patrice Petetin et en présence du secrétaire général de la Fédération FO de la métallurgie Frédéric Homez, qui est intervenu sur la situation générale, et du secrétaire fédéral Philippe Fraysse, qui a fait le point sur la situation du groupe EADS.
Patrice Petetin a fait un tour d'horizon de la situation économique et sociale du groupe Eurocopter, présentant notamment les résultats des principales négociations pour 2011 : la politique salariale de 2,8 % (plus mesures particulières), la suppression du pointage entre midi et deux heures, une prime de 400 euros, le retour des emplois d'été et la révision de la part variable des nouveaux promus cadres. Au moment de la publication de cet article la politique salariale 2012 d'Eurocopter est bouclée. Le niveau atteint est de 3,3 % (dont 0,1 % de mesures particulières) soit 0,4 % de plus qu'en 2011. Par ailleurs Patrice a évoqué tous les désagréments que les salariés auront connus depuis 2011. En premier lieu, l'accès à l'entreprise, les parkings, les badges, etc... Notre organisation a été sur tous les fronts pour essayer d'amoindrir ces nuisances mal gérées par la direction. FO est intervenu auprès de l'ensemble des autorités (Conseil général, Ministères) pour obtenir un nouvel accès à l'entreprise et, entre autres, l'aménagement d'une piste cyclable. L'hiver rigoureux aura éprouvé la patience des salariés. La direction a été totalement en retard sur l'évènement. Forts de ce bilan, FO a demandé les corrections nécessaires en évoquant le risque que, après les rigueurs de l'hiver, il y ait un été caniculaire...
Sur le plan industriel, 2011 a vu le lancement officiel du projet X4. « Nous en sommes satisfaits, a déclaré Patrice, mais des incertitudes demeurent. Nous veillerons à ce que les intérêts des salariés d'Eurocopter soient préservés. » . Concernant les futurs développements des prochains hélicoptères, il est clair pour notre organisation qu'ils passent par la création d'un nouveau bureau d'études, que FO demande depuis des années. Et il semble aujourd'hui que notre organisation a été entendue, « mais nous resterons vigilants pour que ce ne soit pas un bureau « low cost », a prévenu Patrice. Le bien-être au travail ne doit pas être qu'une vue de l'esprit mais une réalité concrète. » A l'occasion du vingtième anniversaire de la création d'Eurocopter, pour lequel il faut espérer que la Direction sera à la hauteur de l'évènement, Patrice a souligné l'évolution qu'aura connue Eurocopter en général et le CE en particulier. La succession des secrétaires FO à la tête du CE aura permis de conforter l'idée de solidarité entre les salariés tout en prenant en compte le développement et les attentes nouvelles de l'individu en tant que tel. Cette évolution aura été aussi celle du Syndicat FO qui, au fil du temps, aura étendu son électorat à l'ensemble des collèges. Sa communication s'est adaptée à des salariés de plus en plus rigoureux et exigeants. « L'écho des Cadres », sa dernière publication, créée par l'équipe des cadres FO, connait un succès grandissant. Elle conforte l'ensemble de la communication (tracts, site www.fo-eurocopter.com, réunions sectorielles, etc.) et donne une nouvelle réalité au slogan FO « le syndicat de Tous les Salariés ».


 

Front commun pour la Métallurgie et la Défense
Les Fédérations FO de la métallurgie et de la défense renforcent leurs liens et planchent sur la mise en place d'une coordination commune sur le secteur naval. En ligne de mire : la défense des emplois et de l'industrie bien sûr, mais aussi la recherche de solutions pour répondre aux enjeux stratégiques du secteur, qui dépendent de sa santé et de sa pérennité.

Le secrétaire fédéral Eric Keller et le représentant de notre organisation à la FEM pour le secteur naval Stéphane Martegoute se sont réunis avec le secrétaire de l'UFSO (Fédération de la Défense) David Ollivier-Lannuzel et le DSC FO de la DCNS Philippe Le Guern le 11 avril dans les locaux de FO Métaux. Objectifs de la rencontre : renforcer les liens entre les deux fédérations, mieux se coordonner et optimiser l'échange d'informations pour une défense plus efficace des salariés et des sites. En effet, dans la Défense, les ouvriers d'Etat sont reliés à la convention collective de la Région Parisienne. Les questions relatives aux négociations collectives menées par FO Métaux les concernent donc directement. L'idée, c'est de mieux se coordonner afin que les métallos de la DCNS aient un interlocuteur au sein de la Fédération de la métallurgie pour les informer et intégrer leurs revendications à la feuille de route de notre organisation.
Chez DCNS, notre organisation a ainsi été partie prenante dans la négociation de nombreux protocoles préélectoraux. Car il faut savoir qu'au niveau de l'entreprise, la représentativité résultant du scrutin se confond pour la Défense et les Métaux, tandis qu'aux niveaux territoriale et nationale, les scores sont pris en compte séparément. Il existe donc un enjeu fort qui a amené les deux organisations à renforcer leur coopération et leur coordination afin de se développer et de gagner en représentativité sur les différents sites de la DCNS. De plus, sur le secteur naval, les deux Fédérations FO sont fortement présentes et impliquées. Parvenir à présenter un front commun et à mettre au point une expression commune sur tous les sujets doit aussi permettre de donner plus de poids à FO dans ce secteur.
Si DCNS reste leader sur le marché des bâtiments de guerre, l'entreprise, qui sous traite une part toujours importante de son activité industrielle, dépend de plus en plus de la bonne santé des bassins d'emploi où elle est présente. De plus, la conjoncture économique contractant de manière durable les budgets de la défense, DCNS doit trouver d'autres axes de développement en utilisant ses compétences propres (énergie marine renouvelable EMR, nucléaire civil, etc.).
DCNS s'interconnecte donc de plus en plus avec d'autres acteurs industriels. C'est le cas actuellement avec STX (bâtiments de projection et de commandement) et, évidemment, avec d'autres acteurs, comme EDF ou Open Hydro, dans le cadre des EMR. Actuellement la France présente un certain retard sur ce marché. DCNS, de par sa grande connaissance du milieu maritime et son expertise des systèmes navals complexes, doit permettre à la France de créer avec d'autres grands acteurs (EDF, AREVA, STX, ALSTOM, etc.) une filière industrielle durable dans ce domaine.
Agir maintenant
La réorganisation de la filière navale militaire aura lieu ces prochaines années en France et en Europe. Les représentants FO de DCNS participent activement avec leurs collègues des autres entreprises concernées à une coordination commune afin de mieux préparer les bouleversements à venir. La Fédération de la métallurgie, qui a une grande expérience de ces changements et milite depuis longtemps pour la défense de l'industrie en France, sera présente pour aider et accompagner les salariés. « A la DCNS comme ailleurs, explique Stéphane Martegoute, vos représentants militent pour la défense de l'industrie et donc de nos emplois. »
En effet, avoir instauré un comité stratégique de la filière navale en France et avoir pris la décision d'élargir le champ de compétence du comité sectoriel naval de la FEM ne peut qu'apporter cohésion et positionnements économiques, industriels et sociaux durables de nos établissements face à une concurrence de plus en plus forte faisant abstraction de toutes règles déontologiques. Tout cela conduit, après avoir vu disparaître plus de 50 000 emploi en Europe depuis 2008 et en ayant à l'esprit qu'il existe plus de 35 000 emplois en danger aujourd'hui, le comité sectoriel naval de la FEM à engager des actions en direction de la commission européenne afin que soit défini rapidement une stratégie industriel et que l'Europe se dote de moyens permettant que ce secteur industriel soit consolidé. Car les conséquences pour le commerce international seraient dramatiques pour l'ensemble du continent si par des fermetures successives de chantiers nous étions amenés à perdre ce secteur industriel.
Le rapprochement entre les Fédérations de la métallurgie et de la défense a donc toute sa pertinence. A moyen terme, les deux Fédérations ambitionnent de mettre en place une coordination les associant sur leurs problématiques communes. « En partageant nos informations et en favorisant les échanges entre les entités de la navale, nous ne consolidons pas seulement nos liens, explique Eric Keller, nous entendons également dynamiser le secteur et le défendre au plan industriel. »




Métaux de Saint-Nazaire : toujours dans l'action
Réunis en assemblée générale le 25 mars, les métallos de Saint-Nazaire et sa région ont pu échanger sur les problématiques industrielles et sociales de leurs entreprises et fixer leur feuille de route pour les années à venir. Constatant les inégalités entre les entreprises face à la crise, ils se sont montrés déterminés à agir pour défendre l'industrie et les emplois.
Le syndicat des Métaux de Saint-Nazaire a tenu son assemblée générale le 25 mars. Les métallos s'étaient rassemblés à l'Union Locale de Saint-Nazaire autour de leur secrétaire Yvonnick Dreno, qui a passé la main à Claude Arnau, et en présence du secrétaire général de la Fédération FO de la métallurgie Frédéric Homez, du secrétaire fédéral Eric Keller, du secrétaire de l'USM de Loire-Atlantique Patrice Pambouc, du secrétaire de l'Union Locale Gérard Caillon et du secrétaire adjoint de l'Union Départementale Michel Le-Roc'h.
Présentant le rapport d'activité de la structure, Yvonnick a brossé un tableau contrasté de la situation à Saint-Nazaire et dans sa région. Si certaines entreprises, comme Airbus ou Aerolia, s'en sortent plutôt bien malgré un niveau de recours à l'intérim et à la sous-traitance parfois préoccupant, d'autres subissent de plein fouet la crise. Le secteur naval, particulièrement présent sur ce territoire, est de ceux-là. Le chantier naval STX se trouve ainsi dans une situation très critique. Rien que sur la période novembre 2009/février 2010, le chômage partiel a touché 90 % des ouvriers, 60 % des ATAM et plus de 50 % des cadres. Malgré l'intervention de l'Etat à la demande de notre organisation, et qui a permis d'engranger de nouvelles commandes, le niveau d'activité reste trop faible, ce qui impacte la politique salariale dans l'entreprise et menace les sous-traitants locaux. Chez Segula, face à une politique chaque jour plus orientée « business », il a fallu batailler dur pour défendre les intérêts des salariés.
Et ces derniers, justement, ne s'y trompent pas quand il s'agit de choisir qui les représentera. En effet, notre organisation continue de développer de nouvelles implantations et a vu son nombre d'adhérents progresser de 38 % entre 2008 et 2011. Les participants ont d'ailleurs salué l'action des responsables de sections syndicales et les délégués syndicaux qui, partout où FO est implantée, ont su obtenir une politique salariale digne de ce nom, démontrant que notre organisation restait celle de la feuille de paie et de la politique contractuelle. Une nouvelle négociation s'est d'ailleurs engagée au niveau départemental afin de mettre en place une prévoyance qui permettrait, si le dossier aboutit, de garantir plus de 8 000 métallos qui ne sont pas couverts pour le moment en Loire-Atlantique.
L'assemblée générale s'est achevée sur un rappel des objectifs poursuivis par les Métaux de Saint-Nazaire, à savoir la promotion du syndicalisme libre et indépendant, ainsi que l'augmentation du nombre d'implantations et d'adhérents, sans oublier la mobilisation à venir pour la campagne concernant les élections dans les Très Petites Entreprises (TPE). Les participants ont également observé une minute de silence à la mémoire de leur camarade Roger Tudal, ancien secrétaire de l'Union Locale, récemment disparu.



FO Métaux reçoit UNIA chez STX
Pour la rencontre annuelle entre FO Métaux et le syndicat suisse UNIA, c'est le site des chantiers navals STX qui avait été retenu. Le 13 avril, les métallos français et suisses se sont donc retrouvés sur ce qui fut l'un des plus gros sites de fabrication des géants des mers, accueillis par Yvonnick Dreno et l'équipe des Métaux de Saint-Nazaire, avec laquelle ils ont aussi visité le site d'Airbus.
En compagnie du secrétaire général de la Fédération FO de la métallurgie Frédéric Homez et du représentant FO au comité naval de la FEM Stéphane Martegoute, la délégation a visité les chantiers, notamment la partie où sont construits les paquebots, et ont ainsi pu observer les conditions et les méthodes de travail des salariés de STX.
Ils ont également rencontré la direction de l'entreprise, qui connaît actuellement des difficultés suite à une commande pour deux paquebots qui vient de lui échapper, et ont pu échanger sur ses problématiques, en particulier sur le dispositif de l'APLD, qui doit être prochainement appliqué pour faire face à la baisse de l'activité. La question des conventions collectives a également été au centre des échanges.
Les discussions se sont poursuivies entre FO Métaux et UNIA autour de la situation économique et sociale dans les deux pays. L'occasion d'évoquer le travail intérimaire, la crise et la récente directive européenne sur le détachement des travailleurs. Frédéric Homez a également présenté le "Livre blanc pour la défense de l'industrie - Acte III" que vient de publier notre organisation.




USM de la Somme : FO poursuit son développement

Le 2 mars dernier, 52 métallos de la Somme se sont retrouvés pour l'assemblée générale ordinaire de leur USM autour de leur secrétaire Jean-Jacques Leleu et en présence du secrétaire fédéral en charge du département Florent Clariana. Florent a présidé l'AG, Denise Boulinguez, secrétaire de l'UD de la Somme a ouvert la séance de travail et a présenté aux camarades le salut fraternel de l'Union Départementale.
Jean-Jacques Leleu s'est réjoui du nombre important de camarades présents, notamment des représentants de nouveaux syndicats comme Savelys, Tubesca-Comabi, Faiveley, Calitel ou Constellium… « Leur présence prouve que les permanences mise en place depuis le début de l'année porte leurs fruits. »
Jean-Jacques a rappelé que l'USM 80 fait le maximum pour aider les métallos et que l'ensemble des syndicats du département doit s'investir pour les élections TPE de décembre 2012. Il a présenté aux participants le travail de la Fédération qui, lors de la journée des USM le 12 janvier dernier, a fourni une clé USB avec le listing de très petites entreprises à chaque secrétaire d'USM. « Notre Fédération est la seule à fournir à ses militants les moyens pour gagner ces élections TPE », a-t-il rappelé. Une réunion de bureau aura lieu dès le mois de mai afin de définir la campagne électorale et le rôle de chaque syndicat de la métallurgie.
Les négociations sur les RAG et la valeur du point 2011 ont été abordées ainsi que la nouvelle convention collective du 80/02 en discussion tous les 2 mois avec l'UIMM : ces réunions de négociations sont programmées sur 3 ans. La situation sociale dans le département a été évoquée pour l'année 2011. Comme partout, les métiers de la métallurgie souffrent de la mauvaise situation économique. Si certaines entreprises, comme Aérolia ou Picard ne sont pas trop touchées par la crise et affichent un certain optimisme, d'autres, comme Ardagh ou Constellium, se débattent avec des PSE et s'inquiètent pour l'avenir. Néanmoins, notre organisation continue de progresser, comme par exemple chez Faiveley, où les métallos ont obtenu 18,63 % des voix aux dernières élections professionnelles.

 


Coordination Delphi : revendiquer efficacement
Les délégués syndicaux du groupe équipementier automobile Delphi se sont réunis en coordination le 6 mars à la Fédération en présence de la secrétaire fédérale Nathalie Capart.
La réunion a permis de faire un point complet sur la situation de l'entreprise et sur les problématiques intéressants notre organisation. Avec la fusion de Delphi France et de Delphi Diesel, une partie des cartes a été rebattue. FO est présent au sein de trois sites sur les sept en France. Tous les participants se sont accordés sur la nécessité d'accentuer le développement syndical dans tous les collèges. Ils comptent d'ailleurs sur l'apport de la formation syndicale pour accomplir ce travail essentiel. Sur le site de La Rochelle, la préparation des élections professionnelles qui se dérouleront au mois de juin bat d'ailleurs son plein. L'autre sujet qui était au centre des discussions était celui des NAO. Delphi Diesel a obtenu 2,2% d'AG à partir du 1er janvier pour toute la grille, 0,6% d'AI au 1er mars 2012 calculé sur l'année, 0,15% en plan évolution, 2,95% pour les cadres et 2,2% pour la prime de transport. Ce dernier point était particulièrement important pour notre organisation, qui considère qu'il faut compenser les augmentations répétitives et injustifiées des prix des carburants, qui grèvent lourdement le budget des ménages. Si les autres entités du groupe sont encore en pleine négociation, le Diesel fait clairement figure de référence en la matière. La revalorisation du travail en équipe figure en bonne place sur la liste des revendications, avec la renégociation de la valeur du point pour les retraites.
Reste que les délégués demeurent préoccupés par la distribution des enveloppes et le moyen de la vérifier, notamment sur l'utilisation des augmentations individuelles. Ils ont prévu de se retrouver le 4 décembre pour une nouvelle coordination. Nathalie Capart a conclu la réunion en rappelant à chacun la tenue du congrès fédéral à Montpellier au mois de juin et l'importance d'y participer.



 

Legrand Limousin : une équipe soudée
Réunis  autour Francis Jarry,  secrétaire du syndicat, les adhérents de FO Legrand  Limousin  ont  tenus  leur Assemblée Générale le 12 avril, en présence de leur secrétaire fédéral, Eric Keller, de Mohamed Dali, délégué syndical central, de Bruno  Grimaux,  secrétaire de l'USM 87 et de Serge Rozier, secrétaire de l'UD 87. Francis Jarry,  dans  son rapport moral, a rappelé les valeurs de FO et a indiqué que l'Assemblée générale devait être « le lieu privilégié  d'échanges  constructifs entre les membres qui la composent. Il me  semble  qu'elle  doit  avant  tout  permettre de faire le point sur nos actions », a-t-il ajouté.
L'équipe  actuelle  a, selon lui, redonné toutes ses valeurs à l'action syndicale  de  FO  chez Legrand, ce qui permet aux métallos de fonder de réels espoirs pour 2013, date des  élections  professionnelles  chez Legrand en Limousin. La réunion a également été l'occasion de fixer comme objectif au nouveau bureau une augmentation des adhérents chez les ETDAM et, bien entendu, une représentativité maximum. En effet, FO est passé de 12 à 18% sur le groupe au terme du dernier cycle électoral. A Limoges, où notre organisation pèse 12%, l'ambition est de gagner des voix, et surtout, d'obtenir des élus au CE. Eric Keller, qui a salué l'efficacité de la méthode de négociations des Legrand, qui les ont préparé très en amont, a exprimé sa confiance dans l'action des participants. « Cette assemblée générale de cohésion a montré que toute l'équipe était fortement soudée autour des valeurs de notre organisation, a-t-il expliqué. Ainsi unis, il n'est pas de combat que nous ne puissions remporter. »




Les véritables enjeux de la formation professionnelle
Une nouvelle fois le syndicat Général a organisé avec ses sections une réunion d'information le 18 avril, animée par le délégué fédéral en charge de la formation professionnelle Michel Fortin et du secrétaire adjoint de la Région Parisienne Denis Bieber, et en présence des secrétaires fédéraux Eric Keller, Florent Clariana et de la déléguée fédérale Aude Pinguenet, afin que les militants puissent prendre la mesure des enjeux dans le domaine de la Formation.
Michel Fortin a dénoncé une nouvelle fois « l'Etat prédateur », qui ponctionne chaque année à hauteur de 300 millions les fonds de la formation pour combler d'autres trous. Cet acharnement met en péril toute la politique de la formation professionnelle continue mise en place par les partenaires sociaux. Cela touche l'ensemble des « OPCA » ainsi que les « FONGECIF ». De la même façon, le congé individuel de formation (CIF), qui a bientôt 30 ans d'existence, a permis de former, reconvertir, accompagner et développer la création d'entreprises pour plus d'un million de salariés. « Mais faute de financement suffisant, il est aujourd'hui en danger, puisque notre taux d'acceptation national n'est que de 50 % », a prévenu Michel, qui a aussi souligné les dérives du « DIF » (Droit individuel à la formation). Créé pour dynamiser le droit de chacun à la formation, il est aujourd'hui récupéré par les « RH » dans le catalogue du plan de formation mais, surtout, 90 % des compteurs sont aujourd'hui bloqués à 120h. « Nous avons tous une vraie responsabilité et si nous ne sommes pas d'avantage une force de proposition, c'est la mort annoncé du DIF », a expliqué Michel.
Rudy Seyssens, qui anime avec beaucoup de dynamisme la section FO du FONGECIF Île-de-France, a présenté l'espace d'accueil de l'organisme, mais a surtout mis en évidence la qualité de service apporté au niveau de l'accompagnement des salariés de l'Île-de-France par l'ensemble des équipes techniques. Denis a pour sa part souligné que, pour défendre un système, il faut le maitriser et le comprendre. C'est pour cela que le syndicat des Métaux ne ménage pas sa peine dans le domaine de la communication vis-à-vis de ses sections. Il souligne aussi que la formation est un véritable outil de syndicalisation. Lorsqu'un délégué FO est capable d'aider, d'accompagner et de soutenir le projet d'un salarié, il fidélise un adhérent de demain. « Nous sommes persuadés qu'il y a, au niveau de la future élection dans les TPE, un message fort à faire passer », a conclu Denis.




Commission des retraités : inquiétude sur la baisse du pouvoir d'achat
Les mois passent avec leur lot de mauvaises nouvelles : ralentissement de l'économie, récession, dettes, et cette année, plans d'austérité… Les résultats au final sont les mêmes : baisse du pouvoir d'achat.
Les pauvres sont plus pauvres et une partie de la classe dite moyenne bascule chez eux. Les retraités se retrouvent dans ces deux catégories, les revalorisations des retraites ne couvrant plus la baisse du pouvoir d'achat depuis longtemps. Tous les ans viennent s'ajouter de nouvelles mesures. Nous avons échappé de peu à la hausse de la CSG et à la suppression de l'abattement fiscal prévu pour les retraités. Mais nous n'échapperons pas à toutes les autres hausses par exemple : la sécurité sociale par les déremboursements continus, les mutuelles santé (plus 6,1 % en moyenne cette année) l'explosion des dépassements d?honoraires, le changement de TVA à 7 %, le gel du barème des impôts qui équivaut à une sérieuse augmentation de ceux-ci, (200 000 foyers nouveaux environ vont payer des impôts) et diverses autres taxes comme la TVA "anti sociale" en vigueur dès octobre cette année... Que pèsera la revalorisation des retraites cette année face à ces hausses ?
Ce sont 10 % des retraités qui sont en dessous du seuil de pauvreté (moins de 954 euros mensuels), et 11 % de retraités ont renoncé à des soins en 2008 ! (15% pour les actifs!). Si l'on considère que les deux plans d'austérité sont constitués en moyenne de 85 % de hausses d'impôt et 15 % de baisses des dépenses de l'État, faites les comptes ! Concernant les retraites, sans concertation, un nouveau coup a été porté en juillet avec la prise en compte de "progression de l'espérance de vie", prétexte pour augmenter d'un trimestre de cotisations supplémentaires, retardant ainsi les départs.
Commission retraités, le 29 Mars 2012




USM du Bas Rhin : la relève est assurée
Le Bas-Rhin a réuni ses métallos le 16 avril en assemblée générale extraordinaire en présence du secrétaire fédéral Frédéric Souillot. La réunion a débuté par une minute de silence, empreinte de solennité, à la mémoire de Thierry Maurer. « Notre organisation a pour principe de ne jamais oublier les copains, a expliqué Frédéric Souillot, surtout ceux qui, comme Thierry, ont marqué profondément les structures où ils ont milité. Le meilleur hommage que nous puissions rendre à Thierry, c'est de faire vivre l'USM et de la développer comme il l'aurait voulu. » Il a ensuite remercié le nouveau bureau et son secrétaire Patrick Kammenthaler, que les militants venaient d'élire, de reprendre le flambeau.
Patrick a ensuite fait un point sur les implantations dans le département ainsi que sur les prochaines élections dans les Très Petites Entreprises (TPE) à la fin de l'année, précisant qu'elles sont essentielles dans le cadre du développement de la Fédération mais aussi des USM. Au plan économique, il est à noter que dans le Bas-Rhin, qui par le passé avait un taux de chômage bas, la tendance s'inverse lentement. Effets de crise ou autre cause, toujours est-il que certains fleurons industriels alsaciens sont à présent en difficulté, comme LORH Industrie. Patrick a ensuite rappelé que l'USM est partie prenante et constante dans les instances de formations, incitant les militants à se former pour mieux se défendre, pour mieux négocier, pour mieux être compris dans leurs activités au service de l'industrie et des salariés.

Le bureau élu
Le nouveau bureau est composé de Patrick Kammenthaler (secrétaire), d'Eric Borzic (secrétaire adjoint), de Jean-Pierre Beck (trésorier), de Didier Glath (trésorier adjoint) et d'André Mayeur (archiviste)





                                                                InFOs


La FEM se penche sur l'avenir du secteur automobile européen
Alors qu'un plan automobile est à venir au niveau de l'Union Européenne, la FEM veut se positionner sur le sujet, qui concerne notamment les restructurations et les questions de surcapacité. Le secrétaire fédéral Jean-Yves Sabot, le coordinateur FEM pour PSA Michel Prost et le secrétaire du comité européen PSA Peugeot-Citroën Jean-François Kondratiuk ont participé à une réunion à Bruxelles le 4 avril dans le but de préparer la prise de position de la FEM.
Les participants ont dressé plusieurs constats sur l'état du secteur. En premier lieu, la faiblesse de la demande sur certains marchés résulte, entre autres, de la propre stratégie de production des constructeurs sur ces régions, à savoir salaires faibles pour des produits à haute valeur ajoutée et recherche du profit maximum. L'argument de l'implantation sur les marchés locaux pour justifier les délocalisations ne tient d'ailleurs pas, la faiblesse des salaires ne permettant pas aux salariés d'acheter les produits qu'ils fabriquent. Associé aux mesures d'austérité que connaissent actuellement les pays européens, ce type de stratégie risque d'enclencher un cercle vicieux où une hausse du chômage viendrait réduire le pouvoir d'achat et donc impacter davantage le marché automobile.
De plus, l'adaptation de l'industrie automobile aux impératifs du développement durable et le maintien de son excellence technologique sont clairement en question et rendent la mise en place d'un cadre européen plus que nécessaire. Pour la FEM, l'investissement et la R&D doivent rester des priorités, la survie du secteur est à ce prix. Cela passe nécessairement par une approche plus sociale du management industriel et par des politiques de formation des salariés adaptées aux défis technologiques de demain.
« Les participants ont estimé que, si surcapacités il y a, ce qui est loin d'être démontré aux yeux de l'ensemble des participants, cela ne relève pas de la responsabilité des salariés mais bien de celle des constructeurs, explique Jean-Yves Sabot. Et si surcapacités il y a, on peut se demander pourquoi développer de nouveaux sites aux portes de l'Europe. Anticipant sur le plan automobile en préparation au niveau de l'Union Européenne, les représentants de organisations syndicales présents à la réunion ont estimé qu'il n'était pas raisonnable que l'Union Européenne puisse aider financièrement, à partir de fonds publics, les constructeurs européens à « s'internationaliser », c'est-à-dire à construire de nouveaux sites hors d'Europe qui génèrent dans le même temps des surcapacités en Europe, avec toutes les conséquences sociales potentielles. » Dans ce contexte, le dialogue social doit plus que jamais conserver sa primauté, et les organisations syndicales européennes auront un rôle crucial à jouer pour que continue de vivre l'automobile sur le vieux continent…


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