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Texas Instruments : préserver les compétences

L’année 2014 marquera pour Texas Instruments le terme de 50 années d’activité sur la Côte d’Azur. En effet, la nouvelle est tombée fin 2012 : le site de Villeneuve-Loubet, dans les Alpes-Maritimes, va fermer ses portes. Aujourd’hui, les salariés se battent, la rage au ventre, non pas seulement pour la survie du site mais pour des conditions de reclassement dignes de ce nom et permettant, surtout, de préserver leurs compétences.


21 Janvier 2013

Déjà, en octobre 2008, un plan social avait touché le site, entraînant le départ de 350 personnes sur un effectif de 920. Motif : La chute des ventes de téléphonie mobile, un secteur qui représente 50% de l’activité du site. En octobre 2012, rebelote. Cette fois, le groupe texan annonce l’arrêt des activités de microprocesseurs et de connectivité sans fil destinés aux smartphones et tablettes, autrement dit son retrait définitif du marché des mobiles. La peur d’un nouveau plan social refait surface. La crainte se confirme le 15 novembre, quand le groupe dévoile un vaste plan de suppression de 1700 postes à travers le monde. Le 18 décembre, le couperet tombe : le plan de sauvegarde de l’emploi concernera 517 emplois sur les 541 que compte le site azuréen qui, en conséquence, est promis à la fermeture. L’explication, de l’aveu même du du responsable de la Division Mobile à Dallas : une erreur stratégique de l’entreprise. Le gouvernement exprime rapidement sa détermination à sauver le site, de même que les pouvoirs publics locaux, inquiets de l’impact que la disparition de TI pourrait avoir sur la technopôle Sophia-Antipolis.


FO, organisation majoritaire sur le site avec 100% des voix aux 1er et 3ème collèges, plus de 60% au 2ème et 5 des 6 sièges du CE, se démène aux côtés des salariés, avec le soutien de l’USM des Alpes-Maritimes. Les délégués syndicaux sont décidés à ne pas se laisser faire : « Si TI ne veut plus de nous pour des raisons économiques, nous restons persuadés que des équipes high-tech comme les nôtres intéresseront des entreprises qui, elles, auront la volonté de s’engager et de continuer dans la voie de l’innovation. » Depuis l’annonce de la restructuration, FO a cherché un expert et un avocat pour épauler le Comité d’Entreprise, a obtenu des mesures d’accompagnement pour les salariés trouvant un nouveau poste avant la fin du PSE, a pris contact avec tous les élus locaux et, surtout, quotidiennement aux côtés des salariés pour répondre à leurs questions et les accompagner.


En mars 2012, un accord est signé, proposant un ensemble de mesures d’accompagnement pour les salariés, notamment une recherche de reclassement interne, un congé de reclassement, l’assistance d’un conseiller spécialisé pour aider à la recherche d’un emploi, des possibilités de formation, une aide technique et financière à la création d’entreprise, etc.


Mais l’action ne s’arrête pas là. Les organisations syndicales de Texas Instruments France ont été reçues le 10 janvier par Gilles Rabin, conseiller du ministre du Redressement productif, en présence du secrétaire général de la préfecture, de la sous-préfète de Grasse et du commissaire au Redressement productif pour la région PACA, à la préfecture des Alpes Maritimes. Au moment où se tenait la réunion à la préfecture, plus de 300 salariés se sont rassemblés pour manifester leur inquiétude devant les grilles de Texas Instruments France. Et une délégation FO Métaux était reçue au ministère dans le même temps. Elle expose de nouvelles pistes de travail, fait des propositions et pris acte des propositions qui sont faites, à savoir : la mise en place rapide d’un chargé de mission avec des connaissances financière et technologiques qui sera l’interface entre les salariés, les élus, l’Etat et d’éventuels repreneurs ; la création d’un comité stratégique de filière sur le numérique à venir dans le cadre de la CNI ; l’engagement de la réflexion sur le renforcement de l’attractivité du territoire et sa redynamisation, que notre organisation veut voir orientée vers les cadres, qui sont la population la plus touchée par le PSE. Une nouvelle réunion doit se tenir en février pour faire un premier point sur les avancées du dossier.

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