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ArcelorMittal Construction France: grève éclair pour le pouvoir d’achat

Le 9 septembre, au terme d’un long processus de dialogue social qui s’enlisait, les métallos FO d’ArcelorMittal Construction France ont dû organisé un débrayage pour sortir de l’impasse. Au cœur du problème : la revendication de la prime qui leur avait été promise pour avoir permis à l’entreprise de poursuivre son activité pendant le confinement.


11 Septembre 2020

Rares sont les entreprises qui ont pu continuer de fonctionner durant la crise sanitaire. Encore moins nombreuses sont celles qui ont, en plus, réussi à maintenir leurs résultats économiques. ArcelorMittal Construction France fait partie du lot, et c’est aux efforts de ses salariés, répartis sur 18 sites en France, qu’elle le doit. Voilà pourquoi les salariés sont allés à l’épreuve de force –et l’ont remporté– en ce début septembre. « Sur le périmètre du groupe, nous avons été les seuls à poursuivre notre activité, résume le secrétaire du CSE ArcelorMittal Construction France, et nous avons même battu des records de production et d’expédition au mois de juillet. » Dès lors, et comme l’a direction l’avait laissé entendre, il était légitime que les métallos revendiquent une prime pour le travail accompli et les risques pris pendant cette période compliquée.


A peine la demande de notre organisation formulée, la direction commence à tergiverser. La vente d’ArcelorMittal Construction France, qui a été évoquée avec insistance les mois précédents, devient l’argument avancé pour dire qu’il est urgent d’attendre. Déterminée à obtenir des réponses avant l’été, FO obtient la mise en place d’un groupe de travail sur le sujet. Une nouvelle fois, les discussions s’enlisent et se perdent en détail. Décidés à ne rien lâcher et ayant fait preuve d’une grande patience, les métallos FO finissent par poser une date butoir : le 9 septembre.


Ce jour-là, face au blocage de la direction qui tente de garder le porte-monnaie fermé et de renvoyer la question à l’intéressement de l’année suivante, FO quitte la table de négociations et lance dans la foulée un débrayage très suivi pour obtenir gain de cause. Les trois sites situés dans la Meuse, qui concentrent les trois quarts des effectifs de l’entreprise, sont à l’arrêt. Les métallos FO n’auront pas à démontrer leur fermeté très longtemps : la direction cède le surlendemain. « En plus d’une prime immédiate de 200 euros, nous avons obtenu jusqu’à 237 euros pour chaque salarié (hors cadres et assimilés) ayant été présent les quatre premières semaines du confinement, et 415 pour ceux ayant fait la totalité de la période, se félicite Pascal Villain. Nous regrettons qu’il ait fallu en arriver au débrayage mais quand les intérêts des salariés sont en jeu, nous prenons toujours nos responsabilités. »



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