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FOM 574 - XXIVème congrès confédéral : assurer l'unité de notre diversité

Réunis à Lille du 23 au 27 avril, près de 3500 militantes et militants FO ont tourné une page importante dans la vie de notre organisation avec la désignation d’un nouveau secrétaire général pour succéder à Jean-Claude Mailly. Les métallos FO, présents en nombre, ont activement participé aux débats.


02 Mai 2018 Télécharger

L'EDITO DE FREDERIC HOMEZ

 

D’abord fidèles à nos valeurs

Ce journal est en grande partie consacré à notre 24ème Congrès Confédéral, qui s’est tenu du 23 au 27 avril à Lille. Un congrès de succession qui a rassemblé près de 3500 participants, avec de nombreux métallos mandatés par leurs syndicats, mais avec des interrogations sur la future ligne confédérale. Notre Fédération y a tenu, comme à son habitude, toute sa place.

Le secrétaire général, Jean-Claude Mailly, qui avait décidé de passer le témoin à  « son poulain » Pascal Pavageau, a présenté le rapport d’activité du bureau confédéral. Il y a eu 252 intervenants dont 47 métallos, qui ont quasiment tous apporté leur soutien à Jean-Claude Mailly ainsi qu’à l’ensemble du Bureau Confédéral. Dans ses réponses, celui-ci a tenu à passer des messages forts, dont celui du rassemblement et de l’unité de la grande maison FO. Le rapport d’activité qui avait au préalable, en interne, fait l’objet d’une campagne calomnieuse pour appeler à voter contre ou à s’abstenir, a été approuvé à 50,54 %, et le rapport de trésorerie à 93,79 %.

Les instances fédérales, et en grande majorité les syndicats et les sections syndicales de la métallurgie, ont tenu à remercier Jean-Claude Mailly, un grand et un excellent secrétaire général qui nous inspire un grand respect, et dont l’honnêteté et la parole donnée ont toujours été de mise, et ce quel que soit son interlocuteur, ce dont certains dans notre organisation devraient s’inspirer. Nos remerciements également à l’ensemble des membres du Bureau Confédéral qui ont fait du bon travail, et plus spécialement aux membres sortants : Michèle Biaggi, Andrée Thomas, Marie-Alice Medeuf-Andrieu, Anne Baltazar, Jocelyne Marmande. Sans oublier son assistante Cristelle Gillard, et sa secrétaire Aziza.

Nous avons tenu à remercier Jean-Claude Mailly pour ses 14 années à la tête de FO dont le bilan est positif, ainsi que pour son soutien aux branches et son action afin d’éviter l’inversement total et irréversible de la hiérarchie des normes vers les seuls accords d’entreprise. Merci également à Jean-Claude pour son soutien aux métallos. Il a toujours été à nos côtés, comme avec de nombreux secteurs, et un fervent défenseur, en plus du secteur public, de l’industrie et du privé.

Le vendredi 27 avril au matin, le Comité Confédéral National s’est réuni pour élire, conformément aux statuts, les instances confédérales, et en premier lieu le bureau confédéral, avec sans surprise l’élection de Pascal Pavageau comme Secrétaire Général ainsi que 12 membres dont 6 nouvelles et nouveaux. Frédéric Souillot, membre sortant et Métallo, a été réélu. Il a également été procédé aux votes pour les trois commissions confédérales. La Commission Exécutive : sur trente-cinq membres, deux métallos, Frédéric Homez et Grégoire Hamelin ; la Commission de Contrôle des Comptes : sur trois membres, un métallo, Jean-Yves Sabot ; la Commission des Conflits : sur dix membres, deux métallos, Jean-Louis Dupain et Franck Laureau.

Nous souhaitons bon courage à Pascal Pavageau. Nous avons décidé de lui apporter notre confiance. Mais, tout comme en 2004, la Fédération de la Métallurgie restera d’abord fidèle à elle-même et jugera en fonction des bilans et des résultats. Tout comme en son temps Jean-Claude Mailly, il devra gagner notre fidélité dans le respect des valeurs de notre Fédération et du réformisme militant.

Si nous apportons cette précision, c’est pour répondre à celles et ceux qui ont dit qu’il fallait, pour l’après Jean-Claude Mailly, une rupture. Et à d’autres qui se servent des interventions de Pascal Pavageau et interprètent, en fonction du contexte et de l’actualité, ses propos sur « les barricades ». Si la rupture et les barricades devaient nous conduire à devenir des extrémistes et que cela se traduisait par un abandon de nos valeurs et de notre image, ce serait sans la Fédération des Métaux, qui ne laisserait pas faire et monterait les barricades du réformisme avec comme seul objectif de défendre en interne FO, son ADN, ses adhérents et les salariés.

Un slogan de la Fédération de la métallurgie que nous voulons appliquer à notre Confédération : « Fiers du passé, sûrs de l’avenir ». A bon entendeur, salut !

 

 

 

L'EVENEMENT

 

 

XXIVème congrès confédéral : assurer l'unité de notre diversité

 

La ville de Lille a accueilli le XXIVème congrès confédéral FO du 23 au 27 avril. Pas moins de 3 500 délégués se sont retrouvés au Zénith. Au-delà du bilan des trois années écoulées depuis le congrès de Tours, au travers des combats menés et des succès remportés, dans une ambiance parfois passionnée, les débats ont également porté sur la ligne à tenir pour les années qui viennent. Dans une situation économique et sociale où les salariés sont fragilisés, les congressistes se sont accordés sur la nécessité de les défendre par tous les moyens. Ce congrès aura aussi été de ceux qui marquent une mémoire de militant car il voyait Jean-Claude Mailly, un secrétaire général aimé et respecté des métallos, passer la main à son successeur Pascal Pavageau, auquel ils ont souhaité bon courage et réussite dans ses nouvelles fonctions.


Le congrès confédéral qui s’est achevé le 27 avril à Lille a vu l’élection de Pascal Pavageau pour succéder à Jean-Claude Mailly comme secrétaire général de notre organisation. Plus de 3 500 délégués avaient fait le déplacement, belle illustration du dynamisme de notre organisation. Avec 252 interventions à la tribune, les débats ont été intenses et les métallos FO y ont tenu une place de choix. Les positions et divergences d’opinion ont été exprimées avec force et les résultats des votes ont été le reflet de cette diversité, puisque si le rapport de trésorerie a été adopté à 93,79% des voix, le rapport d’activité a été plus controversé et a été approuvé à 50,54%. Si la presse n’a voulu voir dans ce congrès qu’un affrontement des anti et des pro-Mailly, les interventions ont cependant permis de dresser un tableau assez complet de l’action de notre organisation dans tous les domaines de la sphère économique et sociale, publique comme privée, et des nombreuses réalisations à mettre au crédit de FO.
Au-delà des différences, les congressistes se sont retrouvés autour du rejet de la politique d’austérité et d’attaque contre les acquis sociaux menée par les gouvernements successifs et sur la nécessité de combattre le recul social, d’augmenter le pouvoir d’achat des salariés et de poursuivre le développement de notre organisation afin de donner toujours plus de force à la voix du syndicalisme réformiste. Entre les discours de Jean-Claude Mailly, les interventions des délégués, les discussions autour des résolutions, les votes et le discours de clôture du nouveau secrétaire général Pascal Pavageau, le programme a été chargé mais a permis de clarifier en partie les lignes au sein de notre organisation. Outre Jean-Claude Mailly, cinq secrétaires confédérales passaient la main lors de ce congrès. Les délégués ont d’ailleurs rendu un vibrant hommage à Marie-Alice Medeuf-Andrieu, Michelle Biaggi, Jocelyne Marmande, Anne Baltazar et Andrée Thomas pour leurs années au service de notre organisation. Ils ont également chaleureusement accueilli les nouveaux membres du bureau confédéral, qui auront la lourde tâche de représenter notre organisation au cours des prochaines années.
Le congrès aura également vu l’intervention de responsables syndicaux internationaux qui ont salué le travail accompli par Jean-Claude Mailly, tels que Luca Visentini, secrétaire général de la Confédération Européenne des Syndicats (CES), Sharan Burrow, secrétaire générale de la Confédération Syndicale Internationale (CSI), Luc Cortebeeck, président de l’OIT ou encore Rudy de Leeuw, président de la Fédération Générale du travail de Belgique (FGTB), ainsi que de nombreux messages d’amitié d’organisations syndicales étrangères. Deux anciens ministres du travail se sont également exprimés pour souligner l’honnêteté du secrétaire général et louer l’indépendance syndicale de notre organisation : Martine Aubry, également maire de Lille, et Xavier Bertrand, président de la Région Hauts-de-France.


Jean-Claude Mailly : "la négociation et l'action, tel est notre syndicalisme"

 
Le secrétaire général de la Confédération FO Jean-Claude Mailly s’est exprimé à plusieurs reprises lors de ce congrès et a été ovationné par les militants. FO Métaux revient sur l’essentiel de ses interventions.

 

Lors de son intervention, le secrétaire général de la Confédération FO est revenu sur la période très dense qu’a constituée son dernier mandat. Pour ce qui est de la partie la plus récente, il a constaté que « un an après l’élection présidentielle, le climat social est en train de changer : l’herbe est en train de sécher et quand elle est sèche, la moindre étincelle peut y mettre le feu. » Si nul ne peut dire comment s’exprimera une colère sociale qui monte face à un gouvernement qui fait la sourde oreille, il a néanmoins assuré qu’il faudrait compter avec FO. Prolongeant son analyse au plan international et européen, il n’a pas caché ses craintes face aux perspectives négatives sur l’emploi dévoilées par l’OIT, à la montée de la précarité et des inégalités. Face aux enjeux climatiques, il a rappelé les exigences de FO formulées lors de la COP23 l’an dernier pour des engagements clairs et contraignants de la part des Etats. Dénonçant « un capitalisme libéral qui va de pair avec l’autoritarisme dans de nombreux pays », mettant en garde contre l’austérité qui est « l’ennemi de la démocratie », il a rappelé que l’Europe devait être « porteuse d’espoir et non de désintégration » face à la montée des extrêmes, appelant à la mise en place d’un dialogue social ambitieux au niveau européen.
Sur la scène nationale, il a critiqué les « big bangs » du président de la République sur la formation professionnelle, la fonction publique ou les retraites, tout en expliquant que cela ne signifiait pas automatiquement une convergence des luttes. « Ce n’est pas parce qu’il y a plusieurs luttes simultanées qu’il y a coagulation, et si c’est le cas, cela passera par une convergence syndicale et non par des convocations. » Défendant le réformisme militant de FO, « syndicat revendicatif mais aussi réalisateur », il a rappelé qu’il s’appuyait sur deux piliers : la négociation et l’action. Il a ensuite fustigé « la conception autoritaire et verticale des relations sociales » du pouvoir politique « libéral économiquement et étatiste ou autoritaire socialement ». Alors que trop de fronts sont ouverts en même temps, il a prévenu que c’était la place et le rôle du syndicalisme qui était en train de se jouer.
Il est également revenu sur le dossier des ordonnances pour rappeler quelques faits et rétablir quelques vérités : il n’était pas possible de se comporter de la même manière face à un nouveau président disposant d’une majorité écrasante et ayant annoncé ses intentions que lors de la loi Travail, face à un président en fin de mandat, sans majorité, sur un texte qu’il n’avait pas annoncé et qui refusait le dialogue. « On aurait pu refuser de discuter, Emmanuel Macron aurait fait passer ce qu’il voulait, a résumé Jean-Claude Mailly. Le résultat n’est pas parfait mais sans FO les branches professionnelles n’auraient plus aucun rôle. » Il a passé en revue les nombreux dossiers sur lesquels la méthode FO a permis des avancées avant de prévenir que de nombreux combats attendaient notre organisation –fonction publique, retraites, égalité salariale, emploi et bien sûr représentativité– et de délivrer un dernier message : « FO fête ses 70 ans et a survécu à de nombreuses périodes difficiles. Si elle y est parvenue, ce n’est qu’en sachant préserver l’unité qui fait sa force et demeure la condition de son développement au service des salariés. »
Lors de ses réponses aux interventions des délégués, il a exhorté les militants à ne pas se déchirer sur des questions de tactique et de stratégie sous peine de faire le jeu des politiques mais aussi des autres organisations syndicales, le tout au détriment de la défense des salariés. Martelant son attachement au réformisme qui est l’ADN de FO, il a conclu en soulignant que dans notre organisation, « il n’y a pas de courants mais des sensibilités à coordonner et qui doivent débattre pour assurer l’unité de notre diversité. »

Pascal Pavageau


Le nouveau secrétaire général de la Confédération FO  Pascal Pavageau est monté à la tribune pour conclure ce XXIVème congrès et dévoiler les grandes lignes de son mandat et les objectifs qu’il entend voir FO poursuivre sous sa direction.


« Nos débats et nos résolutions nous ressemblent et nous rassemblent », a déclaré Pascal Pavageau en débutant son premier discours de secrétaire général de la Confédération FO. Après un congrès mouvementé et face aux attaques dont le syndicalisme fait l’objet, il a appelé les militants à ne pas se diviser mais à œuvrer ensemble pour faire grandir notre organisation. Il a salué le travail accompli par Jean-Claude Mailly, « qui a donné l’impulsion nécessaire pour modifier nos pratiques de développement et d’implantation » face aux enjeux de la représentativité, avant de saluer également les membres du bureau sortant. Il a aussi rendu hommage aux militants, dont l’engagement syndical est « un héroïsme du quotidien » souvent synonyme de risque pour leur salaire, leur emploi et leur carrière. « Soyons fiers d’être des militants engagés, libres et indépendants dans nos négociations, dans nos mobilisations, dans nos luttes et nos réussites », a-t-il lancé.
Résolument offensif, il a critiqué le bilan des gouvernements Philippe et Valls, listant l'ensemble des mesures favorables aux plus fortunés, ces « premiers de cordée », au détriment des 90% restants, « les derniers de corvée ». Il a condamné la logique d’individualisation  face aux droits collectifs que défend notre organisation. Rappelant que les revendications demeurent un moteur de l’histoire, il a ironisé sur l’opposition entre le nouveau et l’ancien monde, affirmant sa fierté d’appartenir à ce dernier, comme sa volonté de se battre avec l’ensemble des militants FO pour l’empêcher de disparaître. Face à un pouvoir désireux d’écraser tous les contre-pouvoirs, il a conclu en appelant les militants à continuer de faire vivre notre syndicalisme par la revendication, la négociation et si nécessaire la mobilisation.

 

 

Le mot de l’UD
Le secrétaire de l’UD du Nord Jean-François Duflo a souhaité la bienvenue aux participants dans « une région riche d’un passé historique de combats syndicaux ». Déplorant les ravages de la crise, il s’est cependant réjoui de voir les créations d’emplois repartir à la hausse, notamment dans l’automobile, et a souligné le rôle de FO dans cette évolution. Vantant le dynamisme de notre organisation dans le Nord, il a également mis en avant la volonté de l’UD d’innover pour la syndicalisation et d’être un relais solide des salariés pour des actions partagées.


Les interventions des métallos :"nous sommes réformistes !"


Parmi les près de 240 intervenants, les métallos ont été nombreux à monter à la tribune. Dans une ambiance parfois électrique, ils ont rendu un hommage unanime à Jean-Claude Mailly, qui a toujours été un ami et un soutien sans faille pour notre Fédération. Par des interventions de qualité, ils ont su défendre le réformisme qui est l’ADN de FO et faire entendre clairement la voix de la métallurgie pour préparer l’avenir suite à ce congrès de transition.


Frédéric Homez, secrétaire général de la Fédération FO de la métallurgie
« L’avenir de notre organisation est en jeu et nous déplorons l’acharnement de certains contre Jean-Claude Mailly, qu’il ne faut pas juger sur les derniers mois et qui n’est, de plus, pas responsable des décisions de la classe politique. Le critiquer de la sorte, en abimant au passage l’image de FO, pour vouloir suivre la CGT et la voie qui l’a menée au déclin, c’est inacceptable ! Vouloir faire pression sur les militants pour les y forcer, c’est recourir à des pratiques mafieuses. Certes, les ordonnances n’étaient pas une bonne affaire, mais nous savions que le camp choisi par M. Macron n’était pas celui des salariés. Si nous avions eu raison de combattre la loi Travail dans la rue, l’absence de résultats devait nous imposer d’aborder les ordonnances autrement et heureusement que Jean-Claude Mailly a su le faire, sans quoi nous n’aurions pas évité le pire. Nous proposons d’ailleurs la mise en place d’un groupe de travail pour analyser les résultats des manifestations nationales et pouvoir réagir en fonction de leurs effets. Je veux également saluer le travail accompli par Jean-Claude Mailly, qui restera un grand secrétaire général FO et dire à son successeur que notre confiance et notre fidélité se mériteront. Enfin, à ceux qui veulent amener FO sur la voie de l’extrémisme par la rupture et les barricades, je veux dire qu’ils trouveront toujours les métallos sur leur chemin. »

 

Mariette Rih, DSC Renault
« La négociation, c’est l’ADN de FO et cela signifie une chose : accepter de s’asseoir à une table et discuter de ce qu’on nous propose avec l’esprit ouvert et des convictions solides. Chez Renault, c’est ainsi que nous avons abordé en 2013 cet accord de compétitivité dont personne ne voulait entendre parler, avec le soutien de notre Fédération et de notre Confédération. Si aujourd’hui on peut parler d’avenir chez Renault, c’est bien parce que FO a su prendre ses responsabilités. En 2016, il a fallu s’attaquer à un deuxième accord, plus défensif, mais pour lequel nous avons une fois de plus évité qu’il ne se fasse au détriment des salariés. Nous avons obtenu en tout près de 6 000 embauches, car la défense de l’emploi est notre vocation. Face aux nombreux défis qui attendent l’industrie et FO, nous comptons sur notre nouveau secrétaire général pour y répondre. »


Gérard Pimbert,  Métaux 31
« Avec près de 90 sections syndicales et 37% des voix aux élections professionnelles, nous avons fait de FO la première organisation de Midi-Pyrénées. C’est une reconnaissance du syndicalisme réformiste. Les salariés savent que l’on ne signe pas n’importe quoi et que nous les défendons efficacement. Trop de salariés sont encore en situation de faiblesse car situés dans des déserts syndicaux. Pour aller à leur rencontre et à leur conquête, la contestation primaire ne fait plus recette. Nous devons insister sur notre réformisme, qui est aujourd’hui la seule véritable opposition. Nous devons continuer de négocier et de signer, de faire des compromis sans se compromettre, poursuivre notre développement, accélérer la syndicalisation des cadres qui sont de plus en plus nombreux sur notre territoire. Nous devons être en capacité de les entendre et de les défendre. Notre avenir est à ce prix. »


Jean-Jacques Leleu, Thirard
« Lors du congrès confédéral de Tours, nous avions donné un mandat au bureau confédéral et à Jean-Claude Mailly à une large majorité. Respectons notre parole et soyons loyaux jusqu’au bout au lieu de les vilipender. Heureusement qu’ils étaient là face aux ordonnances Macron et ont permis d’éviter le pire pour les salariés et pour le syndicalisme. Ce n’était pas gagné car nous avons été simplement consultés sur ce dossier et pourtant nos instances sont quand même parvenues à sauver l’essentiel alors que ce n’était même pas une négociation. J’ai rencontré le candidat Macron lors de la campagne présidentielle chez Whirlpool. J’ai bien vu que nous avions affaire à un financier et non à un philanthrope. Il a cassé le jeu politique ; ne le laissons pas casser le jeu syndical, ne jouons pas sa partition en nous déchirant. Il nous faudra être unis su nous voulons devenir n°1. »


Patrick Berenguer, Gemalto
« Je suis reconnaissant à notre Confédération de ne pas nous avoir entraînés dans la rue lors de l’affaire des ordonnances et je suis convaincu que son action a permis de conserver l’essentiel des garanties collectives dans nos conventions. FO, seule, a fait reculer le gouvernement par la parole alors que dans la rue nous n’aurions rien obtenu. Je pratique la négociation collective depuis mon adhésion à FO et je crois toujours à sa pertinence et son efficacité. C’est cette capacité à négocier au  lieu de vouloir systématiquement le rapport de force qui nous permet d’attirer les salariés, que nous sommes devenus n°1 chez Gemalto et que nous le restons. Jean-Claude Mailly et le bureau confédéral ont agi de la même manière, en conformité avec nos valeurs et nous étriper sur leur bilan ne fera que nous affaiblir collectivement alors que nous devrons demain être plus forts que jamais pour défendre des salariés qui ont chaque jour plus besoin de nous. Le combat ne doit pas être fratricide mais se mener dans les entreprises avec la ligne politique que nous définissons en congrès. »


Gérard Ciannarella, secrétaire fédéral
« C’est uniquement dans des instances telles que ce congrès que nous devons nous battre et débattre, et non sur la place publique à seule fin de salir notre organisation. Je me réjouis du nombre de militantes et militants venus rendre hommage à Jean-Claude Mailly, qui a défendu la liberté et l’indépendance de FO pendant 14 ans et a su faire vivre la pratique contractuelle et l’efficacité réformiste, conformément aux mandats successifs que nous lui avons confiés. Je tiens à saluer ici l’homme de valeurs qui a toujours été aux côtés des métallos. Nous devons poursuivre le développement de FO et si nous y avions mis autant d’énergie que dans les querelles autour des ordonnances, nous serions déjà la première organisation syndicale de France. Je souhaite que la nouvelle équipe confédérale continue de faire vivre le réformisme syndical ! »


Isabelle Cadillon-Sicre, Airbus SAS
« Être une femme à la tête d’un CE qui fait la taille d’une PME, c’est possible ! La différence de sensibilité entre les hommes et les femmes nous rend complémentaires dans nos actions mais n’empêche aucun de nous d’assumer efficacement des responsabilités. Les lignes bougent mais trop lentement. Il faut continuer notre action pour dépasser les vieilles habitudes et enterrer les vieilles idées sur ce sujet. Et c’est à chaque femme et chaque homme de faire le premier pas pour lui avant de poursuivre avec l’ensemble des salariés, car comment faire bouger les lignes si l’on n’est pas capable de les franchir soi-même ? Nous devons également lutter contre la volonté politique de casser le syndicalisme et nous avons besoin de toutes les femmes et de tous les hommes, du cadre à l’ouvrier, pour y parvenir. »


Jean-Philippe Nivon, Valeo Newlog
« Nous devons faire porter nos efforts sur la syndicalisation des cadres car notre représentativité dans un nombre croissant d’entreprises en dépend. L’hésitation ou les complexes ne doivent pas nous empêcher d’agir car c’est pourtant à notre portée. Chez Valeo, chaque fois que nous investissons un site nous réalisons un gros score, souvent à plus de 60 %. La Confédération travaille sur le sujet, la Fédération aussi et avec la mise en place d’une antenne dans le quartier de La Défense, une belle dynamique est à présent en place. Le groupe de travail automobile (GTA) de notre Fédération est également précieux. Avec l’édition régulière de documents thématiques enrichis par le travail d’experts, il renforce l’aura de sérieux de FO et participe à notre succès. Continuons d’innover ! »

Patrick Michel, secrétaire du comité de groupe mondial PSA
« L’essentiel des enjeux concernant un groupe tel que PSA se joue aujourd’hui sur la scène internationale. Le rôle des comités de groupe monde est donc de plus en plus important et notre présence y est chaque jour plus indispensable si nous voulons lutter efficacement contre les méfaits de la mondialisation. C’est, par exemple, ce qui nous permet de se battre contre le dumping social et de préserver les emplois en France. Ces actions essentielles passent aussi par le soutien aux organisations syndicales étrangères, que notre place dans les comités de groupe monde aide à mieux connaître. Nous y parvenons car FO est connu et reconnu sur la scène syndicale internationale. La Confédération nous a aidés sur ce sujet en proposant des formations à la dimension internationale du syndicalisme. Jean-Claude Mailly et le bureau confédéral ont été clairvoyants en anticipant sur ce sujet comme sur beaucoup d’autres, au même titre que notre Fédération. »


Patricia Bocciarelli, PSA Retail
« Depuis l’accord négocié et signé l’an dernier par FO, PSA Retail regroupe 94 établissements des réseaux commerciaux Peugeot et Citroën, et nous y pesons près de 46 %. Notre priorité est et a toujours été la négociation pour défendre les 4 300 salariés et leurs intérêts, et c’est ce que nous avons fait une fois de plus lorsque nous avons été les premiers à négocier et à signer un accord sur la mise en place des CSE en mars 2018. Au début, la direction ne voulait voir que peu d’établissements dans le périmètre de l’accord et peu de représentants de proximité. C’est parce que FO n’a pas pratiqué la politique de la chaise vide que nous avons finalement obtenu onze CSE, des heures de délégation et des moyens. Voilà à quoi sert la négociation ! Si nous  voulons continuer de négocier pour les salariés, il faut peser et donc syndicaliser plus largement, en particulier les cadres et les femmes. L’avenir de FO en dépend. »


Eric Borzic, Amcor Selestat
« Jean-Claude Mailly a su défendre FO avec constance, faire vivre la politique contractuelle et marquer de manière indiscutable notre appartenance au camp réformiste, dont nous sommes aujourd’hui la seule véritable incarnation. Qu’il en soit remercié ! Dans mon département, notre priorité est de faire vivre nos valeurs et ce n’est qu’en coordonnant au mieux l’ensemble de nos syndicats et en poursuivant notre développement que nous y parviendrons. Dans mon entreprise, les salariés ont besoin d’être défendus alors que deux usines ont fermé coup sur coup et que des volumes de production sont transférés vers le sud de l’Europe. La résistance ne sera pas aisée mais ces combats sont autant d’opportunités de défense des salariés et donc de développement de notre organisation. »


Daniel Barberot, Safran Le Creusot et Molsheim
« Un grand merci à Jean-Claude Mailly, qui a accompagné  les métallos FO de Safran à chaque sollicitation et n’a jamais ménagé sa peine pour les aider. C’est une fierté pour nous que de lui rendre un peu de tout ce qu’il a donné à notre organisation. Il est scandaleux et indigne de voir et d’entendre d’autres lui cracher dessus après l’avoir tant suivi ! Certes, les positions de FO n’étaient pas simples à comprendre lors des premières étapes des ordonnances. Mais il nous a suffi d’écouter notre secrétaire général pour que le flou se dissipe rapidement et qu’au milieu des ragots et des invectives nous soyons chaque jour fiers de le soutenir. Débattre et parfois même se battre, d’accord, mais le faire en place publique n’est pas acceptable. Pour être forts et nous développer, nous devons être maitres de nous-mêmes au lieu de se précipiter dans la rue au moindre prétexte. »


Géraldine Nivon, Valeo Etaples
« Ne rien lâcher et décrocher tout ce qui peut l’être, voilà la méthode FO que Jean-Claude Mailly a toujours défendue, et il a eu raison de le faire ! La 4ème révolution sociale est en marche. Elle va changer nos instances et nos modes de fonctionnement avec la mise en place des CSE. Si nous voulons rester acteurs de ces bouleversements, il faut poursuivre notre travail de syndicalisation pour peser davantage. Pour cela, il faut avant tout défendre les salariés, et c’est ce que nous faisons de longue date en négociant et en signant des accords qui améliorent l’existant et amènent du mieux pour demain. C’est cela notre réformisme et il est incontestable que c’est là le meilleur moyen d’aider les salariés. Nous devons continuer de suivre la ligne tracée par Jean-Claude Mailly, qui n’a jamais dévié de ses convictions et a toujours été aux côtés des métallos. »


Eric Chauvirey, Valeo Cergy

« Dans les entreprises de plus de 500 salariés existe aujourd’hui un mandat d’administrateur représentant des salariés ; celui que j’assumer chez Valeo. Bien que nous ne soyons pas favorables à la cogestion à la Française, il est indispensable de se saisir de ce mandat. Il permet de discuter autrement avec les dirigeants, lesquels ne connaissent bien souvent pas grand-chose au syndicalisme. Par ce contact privilégié, nous pouvons à notre tour faire du lobbying, mais pour le compte des salariés ! En portant et en partageant les valeurs de notre organisation, nous nous ouvrons des portes et les résultats sont là : nous créons des sections syndicales sur des sites où nous n’étions pas implantés et faisons grandir notre organisation. Il faut que la Confédération et les Fédérations mettent en place une formation dédiée à ce type de mandat et des réunions de concertation pour nous permettre d’échanger car il s’agit d’une opportunité de développement que nous ne devons pas laisser passer. »


Salavatore Pileo, GHM Wassy
« Voilà 14 ans que Jean-Claude Mailly poursuit une action qui s’organise autour de la pratique contractuelle, fondement de notre organisation et que nous le suivons. C’est par cette méthode que nous avons pu revendiquer, négocier puis signer des accords à tous les niveaux avec pour seul critère de décision l’intérêt des salariés. Nous en sommes fiers. Face aux défis de demain, comme la digitalisation, nous devons être sur le terrain et ne jamais perdre le contact avec les salariés. Pour cela, il nous faut aussi nous appuyer sur nos valeurs de liberté et d’indépendance, mais nous ne parviendrons à les faire vivre que si nous préservons notre unité ! »


Alain Seften, isolés Métaux 90, retraité
« Nous devons garder et fidéliser les anciens dans notre organisation, dont ils sont la mémoire. Pour cela, pas besoin de médaille ; le syndicalisme n’est pas la recherche des honneurs. Par contre, ne jamais oublier que les retraités demeurent des salariés en ce qu’ils perçoivent en fin de compte un salaire différé, résultat des longues années de cotisation de la vie active sur le principe de la solidarité intergénérationnelle. Ce lien entre l’actif et le retraité, c’est grâce au syndicalisme qu’il existe. Continuons de le faire vivre ! Être responsable syndical, c’est aussi préserver son histoire et donc les anciens qui l’incarnent. Alors que les retraités sont à leur tour attaqués, gardons à l’esprit que la défense des salaires ne doit pas se faire au détriment de la solidarité mais en adoptant une vision d’ensemble de notre société. »


Nathalie Durand-Prinborgne, STX
« De 4 000 salariés au début de la décennie, nous sommes passés à 2730 aujourd’hui. Sur ce qui est le dernier grand chantier naval de France, nous ne comptons que 15 % de femmes et cela a compté dans ma décision de me syndiquer. En 2010, nous ne pesions que 8,5 %. A force de travail et de combats portés par nos convictions, nous avons su convaincre les salariés et atteindre en 2017 près de 21,5 % ! Ils ont vu la justesse de nos positions sur des dossiers tels que les salaires ou la compétitivité. L’avenir de notre site nous inquiète. Après avoir été vendu à la Norvège, nous sommes passés sous pavillon coréen, ce qui a décidé les pouvoirs publics à prendre une minorité de blocage dans notre capital en 2008. En redressement judiciaire depuis l’an dernier, nous n’avons vu que peu de candidats lors de notre mise en vente et avons été bradés à l’Italie alors que nous avons 10 ans de carnet de commandes devant nous… FO revendique la nationalisation de STX pour sauver nos emplois, nos compétences et nos savoir-faire. »


Laurent Smolnik, secrétaire fédéral
« Jean-Claude Mailly nous a engagés et guidés au long de ces années sur une voie difficile mais juste : celle du réformisme. Il a également toujours été un soutien fidèle des métallos et nous nous sommes toujours retrouvés autour de cette idée : prendre le risque de l’avenir vaut mieux que pas d’avenir du tout. C’est grâce à cette philosophie que nous avons pu signer de bons accords dans l’automobile et obtenir plus de 11 000 embauches. Les salariés ne s’y sont pas trompés, voilà pourquoi nous sommes aujourd’hui n°1 chez PSA. Malgré des drames comme GM&S ou les menaces que fait planer la fin du diesel voulu par les pouvoirs publics sur l’industrie, FO veille et agit pour les salariés. Ce qui compte, c’est l’avenir et Pascal Pavageau l’incarne. Nous savons qu’il se battra avec énergie et talent. Continuons de faire comprendre nos positions, d’agir avec pragmatisme et d’avoir des résultats. N’oublions aucune catégorie de salariés, notamment les cadres. Notre avenir ne se fera pas sans eux. »


Jean-François Knepper, Airbus avions civils
« L’indépendance, ce n’est pas hurler à tout-va mais être capable de se mobiliser et de ne compter que sur soi-même. Combien d’adhérents pèsent celles et ceux qui font le procès de Jean-Claude Mailly et se permettent de donner des leçons ? Derrière les syndicats FO Airbus, à Nantes, à Saint-Nazaire, au siège ou à Toulouse, ce sont plus de 10 000 adhérents qui ne veulent ni grève ni révolution et font la force de notre organisation. Ils ont été là pour se battre contre la loi El-Khomri, mais quand ils se sont faits moins nombreux au fil des journées de mobilisation, nous avons été pragmatiques et nous nous sommes interrogés sur nos pratiques syndicales. Que chacun fasse de même ! Enfin, un grand merci à Jean-Claude des métallos de l’aéronautique pour son engagement et son soutien ! »


Eric Peyrat, Thalès Alenia Space Toulouse
« Avec 43 % des voix aux élections professionnelles dans notre site de fabrication de satellites et notre position de n°1 au CE, nous avons la confiance des salariés. Nous les informons et nous les incitons à ne pas croire n’importe quelle promesse. Les grandes entreprises sont toujours les premières à bénéficier sans contreparties de l’argent public, et les salariés les derniers. A l’intérieur des entreprises, ils s’aperçoivent souvent trop tard qu’ils se sont fait dépouiller de leurs droits et qu’ils se font tuer à petit feu. C’est à nous de leur faire comprendre, de les faire réagir, de les amener à se poser les bonnes questions et à nous rejoindre pour ne plus subir. Ne nous laissons pas diviser par les gouvernements, défendons nos acquis, luttons pour une plus juste répartition des richesses, n’oublions pas nos valeurs. »


Bruno Reynes, Airbus Opérations
« Les fondements de notre organisation sont menacés, et par conséquent son avenir aussi. Nous pouvons avoir différents courants de pensée mais un seul peut assurer notre succès dans nos combats : le réformisme revendicatif, qui n’exclut pas le rapport de force. Voilà ce qu’est notre ADN. C’est ainsi que nous parvenons à signer de bons accords chez Airbus : par le rapport de force qu’induit nos 10 000 adhérents. Mais sur les ordonnances, aucun rapport de force ne pouvait nous permettre de remporter la bataille. Aussi, attaquer Jean-Claude Mailly n’est pas seulement injuste mais déstabilise notre Confédération. Au lieu de cacher ses erreurs en pointant du doigt nos dirigeants, allons plutôt sur le terrain pour se développer et accroître notre capacité à mobiliser quand le rapport de force est de mise. Notre unité est primordiale. Il faudra demain la reconstruire. »


Yvonnick Dreno, coordinateur Airbus groupe, métaux de Saint-Nazaire
« Ce congrès doit être le moment de définir le positionnement de FO dans un contexte de tensions multiples, et il n’est pas toujours facile de distinguer ce qui est politique de ce qui est syndical. Pour FO, le syndicalisme c’est avant tout la satisfaction des revendications des salariés. Dans une économie mondialisée qui met les salariés sous pression et face à une culture anglo-saxonne qui gagne du terrain, nous devons défendre notre système social qui a permis jusqu’à aujourd’hui de préserver les intérêts des salariés. En participant à la concertation lors des ordonnances, nous avons sauvegardé l’équilibre entre le code du travail, les branches et l’entreprise pour la négociation. En étant responsables, nous avons évité le pire. Il nous faut aussi défendre l’outil de la grève mais l’utiliser comme levier et non en faire une finalité. Restons pragmatiques et continuons de trouver des solutions de terrain. »


Paul Ribeiro, secrétaire fédéral
« Depuis plusieurs mois, des éléments sont venus perturber ma compréhension de mots tels que camarade, démocratie, etc. La parole est libre dans notre organisation et ce principe est sain, mais seulement s’il s’applique dans le respect, la fraternité, pour rassembler les salariés et aller toujours plus loin dans leur défense. S’il s’agit de recourir aux insultes et aux invectives, c’est indigne de nous et de celles et ceux que nous représentons. Nos instances sont garantes de notre démocratie interne et les calomnier revient à insulter l’ensemble de notre organisation. Ce n’est pas en semant le doute et la division que l’on rassemble et que l’on devient plus forts. La Confédération a eu raison sur les ordonnances et a eu raison de ne pas appeler à manifester le 12 septembre 2017. Nous avons perdu une bataille, mais cela ne justifie pas de s’en prendre à notre secrétaire général avec une telle violence. D’autant que nous n’avons pas perdu la guerre et que nous aurons besoin de toutes nos forces pour mener les nombreuses batailles à venir. »


Jean-Paul Delahaie, Métaux de Valenciennes
« Depuis 14 ans, Jean-Claude Mailly respecte les militants et les mandats qu’ils lui ont confiés. Il serait juste de le respecter en retour car il n’a eu de cesse de défendre FO et ses valeurs. Dans le Nord, nous avons souvent eu le plaisir de l’accueillir, chez Renault, chez PSA, chez Toyota, et si nous réalisons d’excellents scores dans l’automobile, il n’y est pas pour rien. Rencontrant à chaque fois les salariés, les militants mais aussi les directions pour débloquer des situations, il a été un secrétaire général de terrain droit et efficace. Demain encore, il faudra montrer notre force, ce qui ne se fera que si nous sommes unis. Au lieu de réclamer le grand soir, travaillons au quotidien sur le terrain pour nous développer. Ce n’est pas par l’agitation stérile que nous y parviendrons mais par la négociation et l’action constructive. Soyons fiers d’être FO ! »


Sébastien Vacher, ETS ITMLAI Base de Rochefort
« Les lois Macron, Rebsamen et El Komhri, sans oublier les ordonnances, sont des textes dirigés contre les organisations syndicales qui ont suscité la réaction de FO à chaque fois. L’année 2017 a été difficile et il est à craindre que le dégagisme syndical succède au dégagisme politique si nous n’y prenons pas garde. Il ne faut pas oublier les salariés qui ont besoin de nous pour faire vivre la pratique contractuelle, mais comment les défendre si nous sommes en train de nous entre-déchirer au lieu de préparer l’avenir de notre organisation ? Nous savons également la nécessité de se développer chez les cadres. Ce n’est pas en jouant les contestataires que nous y parviendrons mais en œuvrant à nous implanter dans les grandes entreprises. Nous sommes réformistes, soyons en fiers et restons le, continuons de suivre le chemin que notre secrétaire général a tracé pendant les 14 dernières années ! »


Brahim Ait Athmane, Métaux du Val-de-Seine
« L’année 2017 aura été particulière avec un changement radical du paysage politique et de lourdes conséquences sociales. Les espoirs nés de l’élection présidentielle sont rapidement apparus comme une illusion. Les classes laborieuses sont oubliées, sauf quand il s’agit de les faire payer seules pour la solidarité nationale. Nous avons donné un mandat à Jean-Claude Mailly, il l’a respecté et a mouillé le maillot pour défendre les acquis des salariés. Pendant ce temps, ceux qui ne font que parler l’ont sali et ont méprisé notre organisation en étalant leurs divergences en place publique. C’est intolérable et déplorable ! La politique politicienne n’a rien à faire dans notre organisation. Alors que les salariés sont uberisés et mis sous pression, ils vont avoir besoin de nous. Plus que jamais nous devons être unis. »


Christophe Casoni, Liebherr
« FO est le syndicat du dialogue et du réformisme, qui est un moyen pour arriver à une fin. FO est pour le dialogue avant la contestation. FO n’exclut pas la grève mais en fait le dernier recours. C’est ce qui nous permet de construire et d’être nombreux pour le faire. La politique contractuelle est dans notre ADN et c’est elle qui nous a permis de surmonter les difficultés et de construire une politique sociale. Cela ne signifie pas que nous disons oui à tout pour autant, et cette notion est au cœur du débat aujourd’hui. Continuons de chercher des avancées, de refuser l’idée que le coût du travail est la seule variable de la compétitivité, n’oublions pas le mandat que nous ont confié les salariés et surtout sachons être unis. »


Jean-Pierre Genicot, USM Midi-Pyrénées
« La crise est toujours là et notre région est la plus touchée de France par le chômage. Trop d’emplois continuent de disparaitre, sauf dans l’aéronautique, l’informatique et l’électronique. Les écarts se creusent entre les plus favorisés et ceux qui le sont moins. Cela devient une crise de système qui détruit le pouvoir d’achat et les conditions de travail. FO est la première organisation syndicale de notre région avec ses 27 % parce qu’elle négocie et obtient du plus pour les salariés, notamment sur les grilles de salaire. Ce rapport de force repose sur nos 11 000 adhérents et fait qu’on nous respecte. En étant moteur des négociations, nous mettons du concret dans l’assiette des salariés. Nous ne faisons pas de beaux discours, nous agissons. Notre belle représentativité territoriale, nous la devons au travail des métallos FO, mais aussi au soutien de notre Confédération et de son secrétaire général. Ne l’oublions pas et continuons de revendiquer pour les salariés et de nous développer. » 

Yanis Aubert, Métaux de Rouen
« Au cours des 14 années qui viennent de s’écouler, nous avons connu des bons et des mauvais moments dans nos luttes mais les derniers mois ne doivent pas faire oublier l’ensemble de l’action positive qui est à mettre au crédit de Jean-Claude Mailly et du bureau confédéral. Le combat à mener n’est pas celui de la division mais celui du développement de notre organisation pour créer un rapport de force solide dans la négociation et, si nécessaire, dans la mobilisation. N’oublions pas non plus les combats en cours, comme celui des cheminots. Si leur statut tombe, beaucoup d’autres suivront. Cessons les querelles, définissons dans nos résolutions les lignes politiques qui guideront nos actions demain et agissons pour les salariés dans l’esprit réformiste qui ne doit jamais cesser de caractériser notre organisation. »


Martine Coutin, Tefal74
« Comment comprendre qu’après avoir manifesté pendant 14 jours contre la loi Travail notre organisation n’ait pas appelé à la lutte contre les ordonnances ? Sur le terrain, beaucoup ne l’ont pas compris car ils sont nombreux à considérer que les combats se gagnent dans la rue et pas autour d’une table. Au niveau de notre entreprise, nous regrettons de ne pas avoir été assez soutenus dans l’affaire du salarié lanceur d’alerte et de l’inspection du travail alors que nous subissons procédure sur procédure. Enfin, nous nous interrogeons sur l’opportunité de conserver le sigle CGT-FO, source de confusion lorsque nous œuvrons à la syndicalisation, en particulier quand nous nous adressons aux cadres. Soyons simplement FO et fiers de l’être ! Même si nous ne sommes pas d’accord sur les ordonnances dans notre syndicat, il est anormal d’attaquer Jean-Claude Mailly, qu’il faut soutenir. »


Nathalie Caille, Métaux de Marseille
« Au cours de ses mandats successifs, Jean-Claude Mailly a dû faire face à des difficultés économiques et sociales croissantes et cela ne l’a pas empêché, avec le bureau confédéral, de gagner de nombreuses batailles, d’obtenir des contreparties, de maintenir l’unité de FO et d’affirmer haut et fort son identité réformiste. FO n’est pas un parti politique, ni contestataire par principe mais représente tous les salariés. Afin d’amplifier notre développement et d’accroître notre force, nous devons débattre, convaincre, faire adhérer, créer des implantations. Pour cela, il faut disposer d’un parcours de formation efficace et performant pour les militants. Beaucoup le savent et en ont fait une priorité, comme la fédération FO de la métallurgie. Mais pour que tout ceci porte ses fruits, il nous faut laisser derrière nous nos divisions et sortir unis de ce congrès ! »


Eric Keller, secrétaire fédéral
« Comme le montre le rapport d’activité, Jean-Claude Mailly et le bureau confédéral n’ont pas démérité  dans la bataille pour les salariés. Les 14 journées de mobilisation contre la loi Travail n’ont rien apporté, à part épuiser nos troupes. Dans le dossier des ordonnances, nous avons donc eu raison d’en tirer des enseignements et de ne pas descendre dans la rue. Ceux qui ont voulu en prendre prétexte pour déclencher une mutinerie au sein de notre organisation ont eu tort. Mais il est plus facile de donner des leçons sur les réseaux sociaux et d’appeler à suivre d’autres organisations syndicales que de leur damer le pion dans les départements et les entreprises ! Notre liberté et notre indépendance, nous devons les faire vivre aussi à l’égard des autres confédérations au lieu de se laisser manipuler. Nous devons rester unis devant les salariés et incarner le réformisme dont Jean-Claude Mailly a fait de FO le chef de file. N’oublions pas que c’est grâce à lui que, malgré les attaques contre notre syndicalisme, nous sommes toujours debout. »

 

Jean-Yves Sabot, trésorier fédéral
« Le bilan du bureau confédéral doit s’apprécier sur toute la durée du mandat, sur tous les secteurs et sur une dynamique globale. A ces égards, ce bilan est bon ! Nos valeurs ont été défendues par tous les moyens, dans l’intérêt des salariés et de notre organisation. Jean-Claude Mailly nous a replacés au cœur du débat et a permis à FO de rester solide, de résister à toute tentative d’affaiblissement de notre syndicalisme. Depuis la loi de 2008 qui a bouleversé le paysage syndical, son action et ses positions nous ont aidés à rester forts alors que d’autres organisations syndicales trouvaient une convergence dans la lutte contre le réformisme de FO. Aujourd’hui, la véritable urgence, c’est d’accroître notre représentativité. Si nous ne syndicalisons pas, nous perdrons notre capacité à défendre le syndicalisme que nous sommes les seuls à incarner. Recruter de nouveaux adhérents et créer de nouvelles implantations doit être une priorité et nous n’y parviendrons qu’en mettant fin aux divisions et aux procès sans fondements. »

Philippe Fraysse, secrétaire fédéral
« Alors que nous subissons toujours les effets de la crise, de la déréglementation européenne et des attaques continues contre le syndicalisme, il faut saluer le travail accompli par Jean-Claude Mailly pour faire entendre la voix de FO et nous permettre de défendre les salariés. Sur la formation professionnelle, le bureau confédéral a su préserver l’essentiel dans une réforme dangereuse pour le paritarisme. Concernant le secteur aéronautique, l’un des seuls en expansion dans notre pays, FO est très bien implantée et bien souvent majoritaire. C’est grâce au travail de nos militants qui portent haut nos couleurs, et aux côtés desquels Jean-Claude Mailly a toujours été. Cette position, nous l’avons conquise il y a plusieurs décennies face à des organisations syndicales avec lesquelles il n’était pas question de défiler, il ne faut pas l’oublier. Nous devons nos succès au réformisme et à la force de notre nombre, pas au suivisme dans des aventures sans lendemain ! »


Nathalie Capart, secrétaire fédérale
« Concernant les négociations interprofessionnelles, il faut souligner la qualité du travail effectué par la Confédération, en particulier sur la formation professionnelle, réaffirmée comme un droit universel et de proximité, et dont le dispositif est sorti amélioré, notamment pour les salariés les plus en difficulté. FO a aussi permis que soit sauvegardé le rôle des branches professionnelles. Sur l’assurance chômage également, notre Confédération a bien négocié et a eu raison de signer. Pour ce qui est du réformisme, nous avons toujours considéré la négociation comme le seul moyen d’augmenter le pouvoir d’achat des salariés. Pour autant, le rapport de force n’est pas à exclure mais doit rester le dernier recours. Et pour cela, il faut avoir les moyens de peser sinon on n’obtient rien, laissant un goût amer aux salariés. Ce réformisme militant qui est notre ADN, Jean-Claude Mailly l’a parfaitement incarné et nous attendons de son successeur qu’il poursuive dans cette voie. »


Jean-Pierre Rodolico, Ascometal
« La grandeur et la force de notre organisation est d’avoir toujours été aux côtés des salariés et de ne jamais perdre de vue leurs intérêts, qu’il s’agisse d’un dossier national comme celui des ordonnances ou qu’il soit question d’une affaire de proximité au sein d’une entreprise. Nous sommes impliqués dans le défi de la digitalisation au plus près des inquiétudes et des attentes des salariés de notre entreprise. Il est essentiel de leur apporter une écoute de proximité afin de faire remonter leurs revendications, de les porter et de ne pas laisser la direction décider seule des objectifs qui dégraderont demain leurs conditions de travail. C’est aussi en créant ce lien que nous préparons nos succès de demain. Mais nous n’oublions pas les nombreux autres combats à mener, comme celui de l’égalité homme/femme, celui pour faire vivre nos valeurs de liberté et d’indépendance, notre implication dans la négociation collective à tous les niveaux. Nous devons défendre notre réformisme si nous voulons continuer de défendre efficacement les salariés. »


Patrice Petetin, Mirion technologies
« Contrairement à d’autres, je n’oublie pas ce que je dois, ce que notre organisation doit aux militants de la base. Ce sont les heures passées sur le terrain, les préoccupations de chaque instant pour les salariés que nous connaissons pour être toujours présents dans l’entreprise, notre capacité à faire remonter les informations du terrain et sur lesquelles nos UD et nos fédérations basent leurs appels qui font les vrais responsables syndicaux. A celles et ceux qui contestent Jean-Claude Mailly, il faut rappeler qu’il est légitime dans son mandat car c’est nous qui le lui avons confié. Et c’est grâce à son action et celle du bureau confédéral que nous avons préservé le réformisme qui nous est cher. Nous devons porter les revendications des salariés, pas jouer aux révolutionnaires. C’est en occupant le terrain pour faire grandir FO que nous y parviendrons, pas en se déchirant par presse interposée. »


Julien Lepape, Safran Defense et système, Fougères
« Un bilan se juge sur la totalité d’un mandat et non sur ses derniers mois. Si nous sommes toujours là, 10 ans après la loi de 2008 concoctée avec la complicité d’organisations syndicales qui voulaient nous tuer, c’est bien grâce à Jean-Claude Mailly et au travail de nos militants dans les entreprises et les administrations. Sur les ordonnances, la foudre est tombée comme annoncée sur les salariés mais le travail de la Confédération pour préserver le rôle des branches et éviter le pire montre que la concertation n’est pas l’acceptation et permet l’expression du réformisme. Nous avons obtenu plus autour de la table qu’en 14 jours de manifestations contre la loi Travail. Tout cela montre qu’il faut avoir le nombre pour nous pour pouvoir recourir au rapport de force si nécessaire. Et pour cela, nous devons nous développer, notamment en direction des cadres, qui font face aux mêmes problématiques que les autres salariés et ont besoin de nous autant que nous d’eux. La Confédération doit continuer de soutenir les initiatives dans ce dossier, comme celle prise par la fédération FO de la métallurgie avec l’ouverture d’une antenne cadres dans le quartier de La Défense. »


Philippe Penin, Métaux des Yvelines
« Notre capacité à agir est sérieusement limitée par les ordonnances, qui sont avant tout un instrument de liquidation du syndicalisme et donc de notre organisation. Nous devons continuer le combat contre les ordonnances et faire de notre mieux pour faire vivre la pratique contractuelle, qui doit apporter du plus aux salariés sans quoi elle se résume à de l’accompagnement. Nous devons donc créer les conditions pratiques pour faire aboutir nos revendications sinon les salariés se tourneront davantage vers des solutions politiques de rejet de l’autre. Alors que l’industrue a perdu près d’un million et demi de salariés, que la finance est au pouvoir, que la casse sociale se poursuit dans une France aux ordres de l’Europe, l’époque et les salariés attendent des réponses de notre part. »


Edwin Liard, DSC Airbus Helicopters
« Marignane, premier syndicat de la région PACA, refuse de remettre en cause l’ensemble du bureau confédéral pour un seul dossier ou de positionner FO aux côtés de la CGT pour en faire une organisation radicale. Nous ne voulons pas pour autant signer tout ce qui se présente, mais seulement quand cela permet de créer de nouveaux droits pour les salariés. Jean-Claude Mailly a rendu à FO sa position de syndicat incontournable de la négociation et du réformisme. Il a montré que la négociation était plus bénéfique que la contestation, qui ne doit pas être systématique mais seulement un dernier recours. Nous ne syndiquerons personne en appelant à la grève générale. Entre l’ancien et le nouveau monde, nous n’avons pas à choisir car nous ne renions pas le passé, nous sommes dans le présent et nous regardons l’avenir. En ce sens, nous devons nous adresser aux nouvelles générations, où les cadres sont nombreux, pour les comprendre, répondre à leurs attentes et les convaincre de nous rejoindre. Mobilisons notre intelligence collective pour créer de nouveaux droits, développer FO et soutenir la politique contractuelle. »


Lionel Bellotti, secrétaire fédéral
« A regarder la situation économique et sociale, tant nationale qu’internationale, voilà longtemps que nous n’avons pas eu d’années faciles, surtout dans la sidérurgie. Si nous sommes toujours là, c’est grâce à la conviction des métallos et notre capacité à revendiquer, négocier, contracter et faire appliquer, ce qui est l’ADN de FO. C’est ce qui nous a permis de nous faire entendre et d’obtenir des avancées. Notre développement est impératif et ne peut se faire que sur le terrain en écoutant et en convaincant. La marge de progression est considérable et si nous ne nous en saisissons pas, nous finirons par ne plus représenter ou mobiliser personne. Notre syndicalisme se doit d’être en prise avec le terrain car la réalité ne disparaitra pas si nous détourons le regard. Les moyens d’agir sont nombreux et nous devons les pérenniser, notamment le Conseil National de l’Industrie (CNI) au sein duquel nous défendons avec l’appui de la Confédération et de Jean-Claude Mailly, qui a toujours répondu à nos sollicitations, l’industrie et les emplois. »


Eric Devy, Areva
« Entre ceux qui considèrent que la grève est l’ultime recours et ceux qui ont perdu foi en la négociation, le nouveau bureau confédéral aura la difficile tâche de concilier des positions et aspirations opposées, car nous avons les mêmes valeurs bien que nous vivions des réalités différentes. En effet, comment comparer le gel du point dans la fonction publique et les NAO en entreprise ? Négocier avec un ministre ne ressemble en rien aux négociations avec un employeur. Dans une époque qui ne réclame que des messages simples, ce sera compliqué. Peut-être est-il temps de renouveler notre vocabulaire, de moderniser notre image, sans pour autant renier notre histoire ou la dénaturer. Ainsi, il est temps de parler de FO et non plus de Force ouvrière, de réexpliquer le paritarisme et son rôle d’amortisseur social qui a permis aux Français de mieux surmonter la crise que d’autres populations européennes. Il y a une dynamique à relancer tout en préservant l’ensemble de nos sensibilités. Nous souhaitons que notre nouveau secrétaire général relève ce défi avec le même succès que Jean-Claude Mailly. »
Gilles Quintela, Allevard Rejna Autosuspension
« Jean-Claude Mailly nous a confortés dans notre militantisme et notre volonté de faire progresser. Nous savons mobiliser pour nos actions militantes et défendre les intérêts des salariés. Même si des désaccords sont possibles, c’est à lui et au bureau confédéral que nous avons donné mandat pour parler et agir en notre nom, et nous entendons respecter notre engagement. Ne nous trompons pas de combat, conservons notre énergie pour revendiquer et négocier avant toute autre forme d’action, car c’est ainsi que nous obtenons des avancées pour les salariés. »


Dany Devaux, Stelia, Metaux de la Somme
« Nous sommes métallos FO et fiers de l’être. Soyez assurés que nos chasubles ne sont pas portés habituellement lors des congrès mais plutôt à chaque fois que notre organisation appelle à manifester. Nous savons ce que nous devons à Jean-Claude Mailly, et notamment son intervention au plus haut niveau de l’Etat pour arracher la filialisation de notre entreprise à Airbus lorsque l’avenir était incertain. A FO, nous discutons avec tous les gouvernements et tous les interlocuteurs, même si des sectaires prétendent le contraire. Dans notre organisation, il n’y a pas de pensée unique mais différents courants qui ne veulent que le meilleur pour les salariés. Mais cela n’autorise pas tout et certainement pas les comportements de ces derniers mois, où les comptes se réglaient dans la presse quand le linge sale aurait dû être lavé en famille. Difficile ensuite d’être crédibles auprès de nos adhérents (pour ceux qui en ont). Et encore faudrait-il que ceux qui critiquent et insultent puissent présenter un aussi bon bilan que Jean-Claude Mailly ! Il a eu raison sur les ordonnances, qui ne sont que la continuité de la loi de 2008, de refuser de suivre ceux qui ont lancé la machine infernale il y a 10 ans. Demain, il faudra continuer de syndicaliser, de nous développer, et poursuivre dans la voie du réformisme que notre secrétaire général a tracée pour nous ces 14 dernières années. »

 

Sont également intervenus avec des mandats de la métallurgie : Pierre-Louis Feretti, Eric Blachon (Métaux d’Istres), Christine Aubery (Métaux Isolés).
Au sein des instances confédérales, les élus de la métallurgie sont Frédéric Homez et Grégoire Hamelin à la CE Confédérale, Jean-Yves Sabot à la commission de contrôle, Jean-Louis Dupain et Franck Laureau à la commission des conflits et Frédéric Souillot au bureau confédéral.

 

Les résolutions
Bien décidés à protester contre la campagne honteuse menée contre le rapport d’activité et le vote qui en a découlé, les métallos FO se sont retirés des commissions de résolution du jeudi soir. Le lendemain, en séance plénière, ils ont déploré de ne pas avoir les textes sous forme papier et ont décidé de s’abstenir en conséquence sur les deux premières résolutions, présentées à la va-vite et sans débats. « On découvre une nouvelle forme de démocratie à FO », a tonné Frédéric Homez, prévenant que les métallos ne cautionneraient pas de leur présence une telle situation. Il a obtenu la lecture intégrale de la troisième résolution, un résumé par chapitre de la résolution générale ainsi que la lecture complète de sa conclusion avant leur vote.

 

ACTUALITE SYNDICALE

 

 

Airbus Defence and Space Elancourt : tout pour le développement


Les métallos du syndicat FO MetaPole (Airbus DS SAS et ses filiales sur le site d’Elancourt dans les Yvelines) se sont retrouvés le 8 mars pour tenir leur assemblée générale autour de leur secrétaire Frédéric Planche. En présence du secrétaire fédéral Philippe Fraysse, du secrétaire de l’USM des Yvelines Mario Herranz (membre de la CA fédérale) et du secrétaire du syndicat FO ArianeGroup Les Mureaux Jean-Luc Lhardy, ils ont fait le point sur l’activité du syndicat et la situation du site.


Comme souvent dans le secteur Espace et Défense, l’activité est des plus denses et le site MetaPole d’Elancourt ne fait pas exception à la règle, comme l’a montré le rapport d’activité présenté par le secrétaire du syndicat FO Frédéric Planche lors de l’assemblée générale du 8 mars. Dans le cadre du développement syndical, et sur un site comportant une large proportion de cadres, les métallos FO ont beaucoup investi dans leur dispositif de communication. Avec le trésorier Grégory Vernon, Frédéric Planche a donc présenté l’application mobile qui est à présent le support central de la communication FO sur Elancourt. Cet outil commun à l’ensemble de la coordination FO Airbus présente l’avantage d’être personnalisable par chaque site et Elancourt ne s’est pas privé d’y imprimer sa spécificité. « Il s’agit d’un support qui permet de communiquer de façon moderne et en temps réel avec un grand nombre de personnes, a expliqué Frédéric Planche. Cela ne peut et ne doit pas remplacer notre travail de proximité sur le terrain, mais plutôt le compléter. » Il a également précisé que l’application contenait des informations supplémentaires accessibles sur connexion pour les délégués et les adhérents. Le tout pourra également être retrouvé sur un site Internet dédié. Le syndicat a également compléter sa panoplie de communication par l’achat de matériel informatique, ainsi que d’un caméscope et d’un micro-cravate afin de réaliser des contenus vidéo.
Après la mise en conformité des sections syndicales suite à la fusion de l’ex-Astrium avec l’ex-Cassidian au sein d’Airbus Defence and Space SAS, les métallos ont voté l’ajout d’un tarif spécial pour les apprentis et les nouveaux adhérents, toujours dans l’optique d’un développement syndical plus musclé. Côté trésorerie, ils ont également approuvé le recours à un terminal de paiement par cartes bancaires en plus des chèques et virements, qui devraient être particulièrement apprécié par les adhérents des Mureaux –environ une soixantaine– voués à rejoindre Elancourt à la fin de l’année ou l’année prochaine.
Le secrétaire fédéral Philippe Fraysse est ensuite intervenu pour un point détaillé sur l’actualité nationale de notre organisation, notamment les négociations en cours sur la refonte du dispositif conventionnel de la métallurgie, mais aussi le dossier de la représentativité, avant de revenir sur la situation du secteur aéronautique espace et défense. Jean-Luc Lhardy lui a succédé pour parler de la syndicalisation des cadres, une priorité pour notre organisation, qui multiplie les initiatives en ce sens. Enfin, Mariano Herranz a évoqué la mise en place des CSE et l’importance de la formation fédérale pour permettre aux militants de se saisir efficacement de ce dossier.

 

Novoferm Machecoul signe à 2,5%

Au terme de deux réunions de négociations salariales se sont déroulées les 8 et 9 mars 2018, vu le contexte économique dans la métallurgie, l’équipe FO de Novoferm Machecoul se félicite d’avoir pu négocier et signer un accord salarial qui va améliorer le pouvoir d’achat des salariés.

 
Il comprend une augmentation générale de 20€ uniforme sur le salaire de base au 1er avril 2018 pour les salariés qui ont  plus de 6 mois d’ancienneté à cette date, et 20€ uniforme sur le salaire de base au 1er octobre 2018 pour les salariés qui ont plus de 6 mois d’ancienneté à cette date. Par exemple, pour un salaire de 1571€ brut, cela fait 1,26% d’augmentation au 1er avril 2018 et 1,24% d’augmentation au 1er octobre 2018 ; soit un total de 2,5% sur l’année. Des augmentations individuelles à hauteur de 0,2% de la masse salariale ont également été obtenues, pour une distribution entre le 1er mai et fin juin, sans oublier pour les personnels non individualisés une enveloppe de 2% de la masse salariale en augmentation individuelle sera distribuée à partir d’avril pour les salariés qui ont plus de 6 mois d’ancienneté à cette date.
« Il y aura aussi une prime exceptionnelle versée en deux fois (75€ fin juin et 75€ fin septembre) et une revalorisation de la prime vacances », précise le secrétaire de syndicat Jean-Noël Ardouin. Concernant l’accord d’intéressement, une réunion est prévue fin mars afin de négocier un nouvel avenant visant à faciliter le déblocage de cet accord. Le syndicat FO Novoferm Machecoul estime que cet accord 2018 est le contraire de la politique d’austérité et maintient la pratique contractuelle défendue par FO.

 

InFOs

 

Airbus SAS : FO fête son 1000è adhérent

L’heure était à la fête le 5 avril au siège du groupe Airbus, à Toulouse, puisque le syndicat FO et ses membres étaient réunis pour célébrer la millième adhésion à notre organisation. Réunis autour de leur secrétaire Jean-Marc Escourrou, en présence du secrétaire fédéral Philippe Fraysse et du coordinateur FO Airbus Yvonnick Dreno, ils ont aussi évoqué la situation du site, du groupe Airbus et du secteur aéronautique.

Près de 90 % de cadres sur 9 000 salariés, dont 750 cadres supérieurs, 26 nationalités ayant l’anglais pour langue officielle, la moitié de la population en permanence en déplacement : a priori, s’implanter et se développer au siège d’Airbus tenait de la mission impossible. Et pourtant. Le 5 avril, les métallos FO ont pu célébrer leur 1000è adhésion. La recette du succès ? « Des outils modernes pour créer le contact avec les salariés, comme notre site Web ou notre appli  mobile, les faire participer à l’action et à la prise de décision, et surtout, du terrain, du terrain, et encore du terrain », explique le secrétaire du syndicat FO Airbus SAS Jean-Marc Escourrou, qui ne cache pas l’ambition de l’équipe de passer la barre des 1 200 adhérents avant la fin de l’année. Face à un sentiment d’insécurité professionnelle toujours plus fort, les cadres ont  besoin d’être informés, défendus et représentés, et notre organisation prouve au quotidien qu’elle assure parfaitement ces missions. « C’est une barre symbolique forte, renchérit Yvonnick Dreno, qui montre qu’avec conviction et méthode tout est possible. » Le secrétaire fédéral Philippe Fraysse est intervenu au nom de la Fédération FO de la métallurgie pour saluer le travail accompli par les métallos FO et leur transmettre les félicitations du secrétaire général Frédéric Homez. Il a ensuite procédé à un tirage au sort afin de remettre une tablette numérique à l’un des adhérents.
Avant le pot de l’amitié, les responsables FO sont revenus sur les discussions en cours avec la direction, notamment sur la mise en place des CSE, mais aussi sur l’intéressement les négociations salariales qui démarrent, et pas seulement chez Airbus. Enfin, les négociations en cours, extrêmement importantes, entre l’UIMM et les fédérations syndicales, ont été évoquées.

 

Henri Maille nous a quittés


C’est avec tristesse que la Fédération FO de la métallurgie a appris le décès d’Henri Maille le 7 avril à l’âge de 78 ans.


La carrière et la vie d’Henri Maille ont été indissociables de l’aéronautique et de FO. C’est à la SCAN que débute sa vie professionnelle en 1957. Il sera un témoin privilégié de l’évolution de l’usine de Méaulte au fil des années, devenue SNIAS, Aérospatiale, Aérospatiale Matra puis EADS. Rapidement, Henri Maille rejoint FO. Les figures de Léon Jouhaux mais surtout André Bergeron le motivent et l’inspirent pour prendre successivement des responsabilités de collecteur, de délégué du personnel, de délégué syndical, de représentant syndical, de secrétaire adjoint du syndicat au début des années 1980 puis secrétaire en 1985 et secrétaire du CE de 1993 à 1998.
Claude Cliquet, qui lui avait succédé, se souvient d’une personnalité qui « a toujours agi avec tolérance et respect de l’autre, avec la volonté d’aboutir à un consensus chaque fois que cela était possible. » La retraite n’avait pas signifié la fin du militantisme et Henri Maille restait impliqué dans la vie syndicale, toujours prêt à rendre service, conseiller, aider et accompagner, notamment en tant que président des anciens FO d’Albert et environs. Il laisse à tous le souvenir d’un homme de convictions, ouvert et intègre, plaçant toujours l’humain au cœur de sa démarche.
La Fédération FO de la métallurgie et son secrétaire général Frédéric Homez présente leurs condoléances à celles et ceux qui l’ont connu et aimé, plus particulièrement à sa femme Danielle et à ses enfants.

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