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TIM joue sa survie

En redressement judiciaire depuis le mois de janvier, TIM, fabricant de cabines d'engins qui emploie 470 salariés à Quaëdypre (Nord), attend la sentence du tribunal de commerce de Lille prévue pour le 19 juillet et qui décidera de la vie ou de la mort de l’entreprise.


13 Juillet 2017

Pour les salariés de TIM, le week-end du 14 juillet s’annonce sous le signe de l’angoisse et de l’incertitude. La période d’observation décrétée par le tribunal de commerce de Lille dans la foulée du placement en redressement judiciaire en janvier dernier est sur le point de s’achever. Les repreneurs ont jusqu’à lundi pour déposer des offres de reprise et la décision finale tombera le 19 juillet. Problème : les offres de deux repreneurs sont assorties de conditions suspensives et l’un des deux, le groupe allemand Fritzmeier, est également l’actuel possesseur de l’entreprise et celui qui l’a conduit à cette situation catastrophique. De l’autre côté, l’offre de l’homme d’affaires bulgare Fil Filipov pour le groupe Atlas, qui prévoit de reprendre la quasi-totalité des salariés et d’investir pour remettre le navire TIM à flot. Il ne manquerait plus que quelques millions pour valider cette offre soutenue par FO, les salariés et les élus locaux.


« Je sais que la société est valable et peut être sauvée », a déclaré M. Filipov, jugeant que la situation actuelle n'est « pas la faute des ouvriers ou des clients, mais celle des dirigeants qui n'ont pas livré les bons produits à temps, alors les clients, ils s'en vont ». Comme l’explique le délégué syndical FO TIM Christophe Fournier, « M. Filipov compte préserver nos emplois, c'est très important. Avec l'offre de Fritzmeier, nous avons quelques doutes puisqu’il est question de licencier 200 personnes tout en espérant continuer à produire dans de bonnes conditions, ce que le groupe sait être impossible ».


Reste donc la question des conditions suspensives qu’il faut lever. Le 13 juillet, la région a accepté par écrit le principe d’un prêt remboursable de 3 millions d’euros à Filipov. Le reste des 8,2 millions d’euros que l’industriel bulgare veut mettre dans le projet pourrait bien provenir d’un arrangement commercial avec Caterpillar, le principal client de TIM. FO et les salariés ne sont pas dupes et n'attendent pas des promesses et des déclarations, mais des actes pour le maintien des emplois.  « Tout le monde a bien compris qu’en fonction du repreneur choisi, ce serait la mort ou bien un nouvel avenir pour l’entreprise, résume Christophe Fournier. Nous nous battrons jusqu’au dernier souffle pour sauver le site et nos emplois. »





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